Les Hardis à Prague avec Louis Vuitton City Guide

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23OCT. 2020

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Les Hardis à Prague avec Louis Vuitton City Guide

23 OCTOBRE . 2020

Écrit par La Rédaction

Photographies par Louis Vuitton Malletier / Thierry Ardouin pour Tendance Floue | Photographie à la une © Juliette Ranck

Etonnante ville que Prague. Entre passé communiste, anciennes zones industrielles reconverties en avant-garde des arts ou de la mode, et charme de carte postale du côté du centre historique et des quartiers bourgeois aux monuments, églises, demeures et autres palais de conte de fées, Prague ne se laisse pas si facilement découvrir et déroute plus d’un visiteur. Alors, où dormir, que voir, manger, boire, rapporter de la ville-village ? Visite et immersion en quelques bonnes adresses.

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On dort où ?

Au Pachtuv Palace devenu le Smetana Hotel (p.62). La légende voudrait que Casanova et Mozart y aient séjourné… Derrière l’imposante bâtisse en bordure des quais, se cache un ancien palais, complètement réhabilité par la décoratrice Jane Wilson. On vous conseille vivement de choisir l’une des chambres doubles aux fresques monumentales donnant soit sur la belle cour intérieure fleurie, soit sur les rives de la Vltava, avec vue sur le château.

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Pour un déjeuner d’affaires

 Chez Lavande (p.92). Dans ce bistrot lumineux, à la décoration contemporaine, vous trouverez le meilleur rapport qualité-prix de produits locaux et de saison cuisinés simplement et avec qualité. Mention spéciale, en cette saison, à leur plats « réconfort » (purée de pommes de terres et boulettes de viande, sauce infusée au thym frais…). Et si vous ne savez pas à qui vous avez affaire, juste au cas où, les régimes alimentaires spéciaux (sans gluten, végétariens) ne sont pas oubliés.

Si vous souhaitez en jeter plein la vue, rendez-vous chez Grand Cru (p.99). Au fond d’une petite rue pavée et tranquille, la principale attraction de ce restaurant, comme son nom l’indique, est de proposer à ses clients plus de 1500 millésimes différents provenant des vignobles du monde entier, disponibles à la bouteille ou au verre. Réservez dans le jardin d’hiver.

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Faire ses emplettes

La tradition du verre à Prague n’est plus à discuter. Pour les plus curieux, on file chez Artel (p.220), la référence en la matière depuis les années 90. Exit le cristal de Bohême de touriste, bienvenue dans le paradis de la création en collaboration avec des artistes et de grandes maisons (Christian Dior, Barneys…) et pour de grands noms. Si vous aimez chiner et rapporter des trésors, Arthouse Hejtmànek (p.220) est votre adresse. Trésors du XVIIe siècle à l’époque moderne, tableaux, sculptures, mobilier, objets… et atmosphère incroyable insufflée par les propriétaires des lieux (elle est restauratrice spécialisée dans les papiers peints et le papier, lui dans des peintures et sculptures). Et bien sûr, impossible, pour les passionnés, de visiter Prague sans passer par Dorotheum (p.222), l’une des plus anciennes maisons de ventes aux enchères du monde !

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Pour les gourmets, allez flairer le bon produit du côté de l’équivalent de notre Grande Epicierie : l’épicerie de luxe Trznice Dlouha 14 (p.132). Le pain d’épices y est ravageur.

Enfin, pour chiner le vêtement vintage, c’est du côté de Scoro Coco (p.177) que ça se passe pour ces messieurs, et d’Art Deco Galerie (p.178) pour les deux sexes. Vêtements des années 1930 à nos jours, chapeaux tchécoslovaques de marques disparues, étuis à cigarettes et autres accessoires… Vous y trouverez forcément votre bonheur.

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Sacro-saint apéritif

A Prague, on ne plaisante pas avec le jazz. Depuis les années 30, malgré l’interdiction par le régime nazi puis les tensions avec le régime communiste, les Pragois sont mordus du saxo et la ville représente une véritable scène internationale du jazz. On ne compte plus les jazz-café et les concerts. Sirotez un verre et fondez-vous dans l’ambiance et le rythme pragois chez Agharta (p.161). Le ton est donné dans cette cave un peu branchée mais décontractée, dont le nom reprend l’un des albums de Miles Davis. Les pointures du jazz y défilent régulièrement, tout comme la nouvelle génération et bien sûr, les fidèles, toujours au rendez-vous.

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On dîne où ?

Tout dépend de votre humeur. Pour le cadre à couper le souffle d’une grande brasserie Art Nouveau dont les décors sont signés du grand maître local, Alfons Mucha, située dans la Maison Municipale (on y revient ci-dessous), Francouzskà Restaurace (p.82) fera très bien l’affaire. Un peu cher pour ce que c’est, certes, mais le cadre vaut vraiment le détour (et le canard rôti au chou aussi). Si vous êtes d’humeur noire et complotiste, direction

Klub Architektu (p.83). En sous-sol d’un immeuble, voûtes en briques nues, intérieur sombre rehaussé de quelques lampes électriques : préparez-vous à une expérience. Spécialités tchèques au menu.

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Si vous cherchez à combiner visite de monument et dîner aux chandelles, retrouvez-vous au restaurant Zvonice (p.103). Vous dînerez d’une soupe de choucroute (si, si) aux 7e et 8e étages, dans le plus haut beffroi de Prague (67 mètres) restauré au XIXe siècle, entre la cloche Sainte Maria (coulée au XVIe siècle) et les poutres.

Enfin si vous rêvez de découvrir tous les plats traditionnels pragois dans une adresse digne de confiance et loin du circuit touristique, rendez-vous chez Lokàl (p.115). Le réalisateur Ivan Zachariàs le résume très bien lui-même : « un succès mérité pour son menu de plats classiques tchèques, ce qui ne s’était pas vu depuis la Première République, et des cuves à bière à la pointe du progrès. »

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Un musée incontournable

Toute une génération d’artistes a imaginé la Maison Municipale (p.263) lieu d’expositions d’art et de culture très couru. C’est ce qu’on appellerait chez nous le goût pompier Belle Epoque dans toute sa splendeur : façade crème, coupole signées Antonin Balsanek, intérieur totalement Art Nouveau d’Osvald Polivka, fresques et vitraux d’Alfons Mucha, mosaïque monumentale de Karel Spillar… La Maison Municipale est un véritable symbole.

Pour les amateurs d’architecture moderniste, la Villa Müller (p.270) est un incontournable. Imaginée par le célèbre architecte Adolf Loos, qui pose ses valises à Prague après avoir conçu, à Paris, la maison du poète Dada Tristan Tzara. Fonctionnaliste avant l’heure, la demeure est un véritable manifeste pour l’architecte, qui la considèrera toute sa vie comme l’une de ses plus belles réalisations.

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Pour un déjeuner à la cool

Lumineux, épuré, pratique (à la sortie de l’unique station de métro de la Vieille Ville), Mistral café (p.86) propose une cuisine tchèque et internationale. Le menu est varié, le service adorable, l’ambiance détendue. Clientèle d’habitués, de professeurs d’université (la fac des Arts est juste à côté), d’étudiants et d’employés de l’Hôtel de Ville.

Une grande faim et une folle envie de viande ? Cestr (p.97) -son décor design et son ambiance animée, ses morceaux de boeuf que vous ne soupçonniez même pas- vous tend les bras, en véritable paradis du carnivore.

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Pour une dernière promenade avant le départ

Comme toujours, comme partout : flânez dans la ville pour la découvrir ! Prenez un café historique au Grand Café Orient (p.147). Pour les becs fins, filez à l’un des nombreux marchés de producteurs (p.126) de la ville, puis découvrez le cinéma le plus ancien de Prague, le Lucerna (p.249), joyau d’Art Nouveau. Prague est historiquement une ville de cinéma, friande d’art et d’essai.

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Le centre recèle d’antikvariàts (p.37), ces petites boutiques aux livres épuisés, vinyles oubliés et vestiges de l’époque communiste. Pour les amateurs de bière, faites le pèlerinage jusqu’à la Pvini Galerie (p.130) et dégotez une bière de microbrasserie improbable ou une grande référence de Bohême à rapporter. Le soir, pour une dernière ambiance complotiste, prenez un verre dans l’un des bars bunkers (p.42) sur la colline du quartier de Zizkov.

M.S

Notre contributeur et l’invité du guide

Passionnée de culture des pays de l’Est, Manon Smacchia sillonne les routes de la France jusqu’à la Russie, en passant par Prague, qu’elle connaît bien pour y avoir fréquenté tous ses musées.

Né et vivant à Prague, Ivan Zachariàs, cinéaste international qu’on ne présente plus, fait partie de la communauté du cinéma tchèque. Très attaché à l’école tchèque du cinéma et à sa ville, le réalisateur vous entraîne, à travers ce guide, dans les méandres des ruelles de son enfance, tout comme le dernier endroit à la mode.

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