Que voir, que faire à Saint-Tropez : nos meilleures adresses, du port aux collines

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08JUIL. 2026

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Que voir, que faire à Saint-Tropez : nos meilleures adresses, du port aux collines

08 JUILLET . 2026

Écrit par Audrey Boulanger

On croit tout savoir de Saint-Tropez : les Caves du Roy, les yachts bord à bord, le name-dropping à la terrasse de midi. Et puis on lève les yeux, et l'on retombe sur un village de pêcheurs, un joyau pointilliste posé sur le port et des collines où l'on dort à mille lieues de la cohue. On rouvre le carnet, du marché de la Place des Lices aux hauteurs de Ramatuelle : le vrai Saint-Tropez, celui qu'on aime.

Visiter Saint-Tropez à pieds © Jean-Philippe Canto

Visiter Saint-Tropez à pieds © Jean-Philippe Canto

Découvrir le village à pied

Oubliez cinq minutes les paparazzis et les moteurs qui vrombissent : le vrai Saint-Tropez se mérite à pied, entre ruelles ocre et sentiers qui filent vers le bleu. Par où commencer ? Par le commencement.

Le marché de la Place des Lices, le rendez-vous des Tropéziens

Le mardi et le samedi matin, la plus jolie place du village range ses boulistes pour se couvrir d’étals sous les platanes centenaires. On flâne, on farfouille : cageots de tomates cœur-de-bœuf, savons parfumés, brocante chinée, huiles d’olive du pays qu’un producteur vous fait goûter à la petite cuillère avant même que vous ayez sorti le portefeuille. Puis on s’attable à la terrasse d’un café qui borde la place, rosé bien frais à la main, pour regarder Saint-Tropez s’éveiller. Mention spéciale au retour de la pétanque l’après-midi : ici, l’art de vivre n’est pas un slogan, c’est un emploi du temps.

Le Musée de l’Annonciade, le pointillisme les pieds dans l’eau

Qui croirait que l’un des plus beaux petits musées de France se niche là, sur le port, dans une ancienne chapelle du XVI siècle ? L’Annonciade, c’est le repaire de Signac, qui planta ici son chevalet et fit venir toute une génération de peintres : Bonnard, Matisse, Marquet, Vuillard, Dunoyer de Segonzac, réunis face à la lumière qui les a happés. Une heure suffit pour en faire le tour, et c’est tout son charme : on ressort en voyant soudain le port exactement comme eux l’ont peint. Un coup de cœur culturel, à l’écart du tumulte.

Au Musée de l'Annonciade de Saint Tropez © Sortie du port de Saint-Tropez (détail), Henri Person, huile sur toile

Au Musée de l’Annonciade de Saint Tropez © Sortie du port de Saint-Tropez (détail), Henri Person, huile sur toile

La Citadelle et son musée d’histoire maritime, le grand large en surplomb

Cap sur les hauteurs. Il faut grimper un peu, jusqu’au donjon hexagonal du XVI siècle, pour saisir pourquoi Saint-Tropez n’a jamais cessé de scruter la mer. Là-haut, le panorama embrasse tout le golfe, de Sainte-Maxime aux Maures, et les paons se pavanent entre les remparts comme s’ils tenaient les lieux. Dedans, le Musée d’histoire maritime raconte les Tropéziens partis courir le monde, des morutiers de Terre-Neuve aux amiraux. Le meilleur moment ? Le coucher de soleil, quand la baie tout entière vire au rose.

Le sentier du littoral, Saint-Tropez côté sauvage

On quitte le port par la Tour du Portalet, direction plein est : voici le sentier des douaniers, qui épouse la côte sur des kilomètres. En quelques pas, la foule s’évapore, remplacée par les criques, les rochers roses et l’odeur têtue des pins. On pousse jusqu’à la plage des Graniers, puis les Salins, et, pour les mollets vaillants, le Cap Camarat et son phare, l’un des plus hauts de France. De l’autre côté du village, le quartier de la Ponche, ruelles blanchies à la chaux et pointus amarrés, garde intact le Saint-Tropez d’avant la légende : une pépite que les foules oublient de chercher.

Dans le quartier de la Ponche, l'hôtel La Ponche Saint Tropez © DR

Dans le quartier de la Ponche, l’hôtel La Ponche Saint Tropez © DR

Les sandales tropéziennes, la vraie signature locale

La spartiate en cuir est née ici, dans les années 1920, et elle a deux temples : Rondini, ouvert en 1927, qui coud toujours le modèle historique à la main ; K.Jacques, maison de 1933, dont la fameuse Pénélope a chaussé Bardot avant de se décliner en mille couleurs. On choisit son cuir, on ressort les pieds dedans, et l’on emporte avec soi un morceau de la panoplie tropézienne. Plus local, tu meurs.

La tarte tropézienne, la douceur à emporter

Une brioche moelleuse, deux crèmes gardées secrètes, un nuage de sucre : faut-il vraiment la présenter ? Née en 1955 dans la pâtisserie d’Alexandre Micka, la tarte tropézienne doit son nom, dit-on, à Brigitte Bardot elle-même, croisée là pendant le tournage de Et Dieu… créa la femme. On la partage tiède, en terrasse, à l’heure du goûter, et l’on jure de n’en prendre qu’une part avant d’en glisser une entière dans son sac. Une gourmandise devenue institution : so Saint-Tropez.

La tarte tropézienne du chef © Cyril Lignac

La tarte tropézienne du chef © Cyril Lignac

Où manger à Saint-Tropez ?

Bien manger à Saint-Tropez, c’est le plus simple du monde : on mange bien dans chaque restaurant. Toute la question est ailleurs, dans l’ambiance que l’on vise ce soir-là, le port et son théâtre, la colline et son silence, le vieux village ou les pieds dans le sable.

Sénéquier, l’institution rouge du port

Ces fauteuils écarlates alignés face aux yachts sont LA carte postale de Saint-Tropez : autant dire qu’on les croit réservés aux touristes. Erreur. On s’installe chez Sénéquier pour un café au réveil, un rosé à l’apéro ou une part de tarte tropézienne l’après-midi, à regarder le port défiler comme un film dont on ne connaîtrait jamais la fin. La maison tient la barre depuis 1887, toujours au même endroit, avec ce chic tranquille qui ne se fabrique pas. Une valeur sûre, tout simplement.

Le Dolce Vita, la table de la Villa Marie sur les hauteurs

Pour dîner loin du vacarme, on grimpe jusqu’à la Villa Marie, dont la table, le Dolce Vita, déroule sa terrasse ombragée face à la Méditerranée. Cuisine solaire, produits de la presqu’île, poissons du jour et légumes gorgés de soleil, le tout arrosé des rosés du Domaine de Marie, le vignoble maison. Et quand la lumière fond sur la baie de Pampelonne, on tient là l’un des plus doux dîners du golfe. Bonne nouvelle : on peut y réserver une table sans même séjourner à l’hôtel.

Le restaurant italien Dolce Vita à Saint-Tropez© Villa Marie

Le restaurant italien Dolce Vita à Saint-Tropez© Villa Marie

L’Auberge des Maures, la Provence dans le vieux village

Née en 1930, c’est la doyenne des tables tropéziennes, tapie dans une ruelle du centre sous une tonnelle et une vigne centenaire. Ici, on ne triche pas : petits farcis, artichauts barigoule, beignets de fleurs de courgette, daube l’hiver, poissons de ligne grillés au feu de bois. La Provence dans le texte, servie dans une salle chaleureuse ou sur la terrasse fleurie, sans esbroufe et sans chichis. On réserve, forcément : le secret est éventé depuis des lustres.

Un repas à © L'Auberge des Maures

Un repas à © L’Auberge des Maures

Le Club 55, la légende de Pampelonne

Sur le sable de Pampelonne, le Club 55 n’est pas un club de plage comme les autres : c’est une légende, née en 1955, à l’époque où l’équipe du film de Bardot y prenait ses repas. Et il n’a jamais cessé d’incarner le farniente tropézien dans sa version la plus chic. On y déjeune pieds nus de crudités du potager, de poisson grillé et de tartes maison, sous les cannisses, entre deux plongeons. Pas de champagne shower ni de sono assourdissante : juste le luxe dans sa plus belle simplicité – et l’une des adresses les plus courues de la presqu’île. Réservation impérative en été.

Le restaurant de bord de mer à Saint-Tropez © Le Club 55

Le restaurant de bord de mer à Saint-Tropez © Le Club 55

Où dormir à Saint-Tropez ?

C’est sur les collines de Ramatuelle et de Gassin, loin de la mêlée du port mais à quelques minutes de lui, que les plus belles adresses ont pris leurs quartiers. Nos deux chouchous du moment.

Villa Marie, la maison de famille 5 étoiles dans la pinède

Ocre italien, meubles chinés, fresques peintes à la main, couleurs solaires : dès le seuil, la Villa Marie tient moins de l’hôtel que de la grande maison de famille. Perchée dans la pinède au-dessus de la baie de Pampelonne, à 3 km du village, la maison des Sibuet (oui, ceux de Megève) aligne 45 chambres et suites toutes singulières, de la Classique bohème de 26 m² à la mythique suite Pampelonne, 40 m² de rose poudré, de palissandre et de tissus Missoni. Plus bas, la piscine lagon creusée dans la roche jette ses reflets céladon sous les pins, tandis que le spa Pure Altitude déroule, dans son écrin de coquillages, des soins aux plantes de montagne aux parfums de pin, de rose et de jasmin, clin d’œil à l’ADN alpin de la famille. Le charme fou de l’endroit tient là : la baie qui miroite au loin et un calme presque irréel, à un jet de pierre de l’effervescence du port. C’est, à nos yeux, le meilleur hôtel 5 étoiles de Saint-Tropez pour qui cherche le calme d’une maison de famille sans rien céder, ni sur la vue, ni sur les plages. Et s’il ne fallait retenir qu’une adresse à l’écart du tumulte du port, ce serait, saison après saison, notre meilleur hôtel de Saint-Tropez.

Villa Marie
1100 chemin de Val de Rian, 83350 Ramatuelle
45 clés, prix à partir de 560 euros la nuit
Site officiel de l’établissement

 

Kube, la renaissance design de Gassin

Longtemps boudé, le Kube signe l’une des plus belles renaissances du golfe – et franchement, il était temps. Sur les hauteurs de Gassin, dans un parc méditerranéen de deux hectares, cet hôtel 5 étoiles du groupe Machefert cultive un esprit resort rare à Saint-Tropez : trois piscines dont une chauffée, des jardins piqués de cyprès et de palmiers (deux paons, Kit et Cat, y ont carrément élu domicile), et 70 chambres déclinées en trois univers, Wood, Ibiza et Natural, du bois brut au boho chic. Sur le toit, le chef Jaïs Mimoun a posé son Petit Célestin, bistrot parisien devenu le rooftop le plus couru du coin, cube de verre et rideaux rouges grands ouverts sur un panorama à 360 degrés. Mais son vrai trésor ? Le spa. Avec ses 300 m² de spa myBlend sur deux niveaux, le Kube est le meilleur hôtel avec spa de Saint-Tropez pour qui met le bien-être au cœur du séjour : six cabines, hammam, sauna et technologies beauty-tech signées myBlend, du masque LED aux protocoles CellSynergy. Et l’été se prolonge en contrebas, sur sa plage Cybele à Ramatuelle, imaginée par Cordelia de Castellane. Le feel good fait maison.

Le Kube Hotel de Saint-Tropez © aurelienstudio

Le Kube Hotel de Saint-Tropez © aurelienstudio

Kube Saint-Tropez
319 route du Littoral, 83580 Gassin
70 clés, à partir de 450 euros la nuit
Site officiel de l’établissement

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