Horlogerie
Jaeger-LeCoultre, une nouvelle Master Control en habit d’acier
04 AOûT . 2026
La manufacture de la Vallée de Joux réunit trois montres sous le nom de Master Control Chronomètre : un bracelet en métal dessiné pour elles seules, un mouvement inédit et un label de précision qui éprouve la montre terminée, et non plus le seul mécanisme. Découverte en avant-première avant sa commercialisation en septembre !

La Master Control Chronomètre © Jaeger-LeCoultre
Jaeger-LeCoultre lance trois montres réunies sous un même nom, la Master Control Chronomètre. Elles partagent une silhouette et se distinguent par leurs fonctions : la Date, la plus simple, mesure 38 mm de diamètre pour 8,4 mm d’épaisseur ; le Quantième Perpétuel affiche jour, date, mois, année et phase de lune, et tient compte des mois courts comme des années bissextiles, si bien qu’il n’exigera aucun réglage manuel avant 2100 ; la Date Power Reserve ajoute à la date une jauge d’autonomie qui indique combien d’heures de marche il reste au mécanisme. Les deux premières existent en acier et en or rose, la troisième uniquement en acier. Toutes reçoivent un bracelet en métal soudé à la boîte, dessiné pour cette seule collection.
Ce bracelet constitue la nouveauté visible. Ses maillons reprennent la forme effilée des aiguilles Dauphine, que la maison utilise depuis les années 1950. Une ligne continue conduit le regard du flanc du boîtier jusqu’au premier maillon ; les surfaces polies alternent avec les surfaces satinées, et les rangées extérieures présentent des biseaux en V. Les cadrans, bleu-gris ou bronze, s’assombrissent progressivement vers les bords. Sur leur pourtour, une graduation fine permet de lire l’heure au quart de seconde.

La Master Control Chronomètre © Jaeger-LeCoultre
La véritable annonce se joue toutefois hors du regard. La collection étrenne un label maison, HPG pour High Precision Guarantee, dont le sigle figurait déjà en 1970 sur certains cadrans Jaeger-LeCoultre. Il désigne aujourd’hui une série d’épreuves, protégées par plusieurs brevets, qui portent sur la montre terminée et non sur le seul mouvement, comme c’est habituellement le cas. Une machine reproduit en trois jours une semaine de port ordinaire : deux journées actives enchaînent immobilité, gesticulations dans toutes les positions et chocs de 25 à 50 G, la température passant de 18 à 35 °C ; la troisième simule le week-end, montre posée sur une table de chevet. Le mouvement subit par ailleurs des variations de pression correspondant à une altitude de 1 004 mètres, celle de la manufacture. Les trois modèles portent en plus la certification chronomètre délivrée par le COSC, seule habilitée à autoriser l’emploi du mot.

La Master Control Chronomètre © Jaeger-LeCoultre
La démarche s’inscrit dans une longue histoire. Antoine LeCoultre ouvre son atelier dans la Vallée de Joux, en Suisse en 1833 ; la manufacture y a depuis conçu plus de 1 400 calibres et déposé plus de 430 brevets, tout en fournissant en mouvements d’autres grandes maisons, ce qui lui a valu son surnom d’Horloger des Horlogers. Le nom Master apparaît en 1957 avec la Master Mariner. En 1973, la Master Mariner Chronomètre associe l’acier et le bracelet intégré à une époque où la montre habillée et la montre de sport formaient deux mondes séparés ; c’est elle qui inspire directement la collection actuelle. En 1992, la Master Control s’accompagne du Contrôle 1 000 Heures, série d’essais alors sans équivalent.

La Master Control Chronomètre © Jaeger-LeCoultre
Le mouvement inédit, le Calibre 738, tient en 4,97 mm d’épaisseur et offre 70 heures d’autonomie. Pour loger une trotteuse au centre du cadran sans épaissir la montre, ses concepteurs ont disposé côte à côte des roues habituellement empilées ; un échappement en silicium limite la sensibilité aux champs magnétiques. Le cadran reprend la composition de la Futurematic de 1951, avec deux compteurs alignés sur l’axe 9 heures – 3 heures.