Art
Nos bonnes adresses à Arles en toute saison
05 NOVEMBRE . 2026
Les Rencontres de la photographie ont refermé leurs portes le 4 octobre, mais Arles n’a rien perdu de son attrait. Découvrez nos adresses, entre patrimoine et art contemporain, pour découvrir la ville en toute saison, et l’hôtel où poser ses valises.

Le cloître Saint-Trophime © Delphine Cooreman
Les Rencontres de la photographie
Chaque été, Arles accueille les Rencontres de la photographie, le plus ancien festival de photographie au monde, créé en 1970 par Lucien Clergue, Michel Tournier et Jean-Maurice Rouquette. De juillet à début octobre, une quarantaine d’expositions investissent églises, cloîtres et anciens ateliers ferroviaires. Chaque installation devient alors un prétexte pour arpenter les ruelles et redécouvrir le patrimoine arlésien.

Les Rencontres de la Photographie © Alessandro Mosalini
Cette année, le festival a attiré 163 000 visiteurs malgré un été caniculaire. Prochain rendez-vous du 5 juillet au 3 octobre 2027, pour une 58e édition qui célébrera le bicentenaire de la photographie. D’ici là, la ville ne s’endort pas : les musées prennent le relais.
Arles toute l’année : notre carnet d’adresses
Hors saison des festivals, Arles se découvre au calme et à pied, dans une ville dont les monuments romains et romans sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Voici nos immanquables, à combiner selon vos envies.

Le cloître Saint-Trophime © Delphine Cooreman
Pour remonter le temps
Deux mille ans d’histoire se lisent dans les pierres du centre historique, où chaque monument raconte une époque de la ville.
Le cloître Saint-Trophime. Classé lui aussi au patrimoine mondial de l’UNESCO, le cloître fait définitivement partie des incontournables de la ville. Ses galeries, romanes pour les plus anciennes, qui datent du XIIe siècle, et gothiques pour les autres, témoignent de plusieurs siècles d’architecture provençale. Il a également été mobilisé pour le festival : il accueillait cette année « 5 BIS », la première exposition photographique de Charlotte Gainsbourg. Et la photographie n’en a pas fini avec lui. En janvier et février 2027, il abritera une camera obscura, l’ancêtre de l’appareil photo, dans le cadre du bicentenaire de la photographie. Ce dispositif itinérant passe par plusieurs monuments de la ville : les Alyscamps jusqu’en décembre, le théâtre antique en mars-avril, puis les arènes en mai-juin.

Le café peint par Van Gogh dans sa « Terrasse du café le soir » © DR
La place du Forum. Impossible de ne pas faire escale devant le café à la façade jaune que Van Gogh a immortalisé en 1888 dans sa célèbre Terrasse du café le soir. Pour prolonger la rencontre avec le peintre, la Fondation qui porte son nom n’est qu’à quelques pas.
Les arènes. Construit à la fin du Ier siècle, l’amphithéâtre romain pouvait réunir plus de 20 000 spectateurs. Il vit encore aujourd’hui au rythme des spectacles et des courses camarguaises. Juste en face, la brasserie L’Aficion se prête à une pause café à prix plus que raisonnable, avec vue sur le monument.

L’Aficion devant les arènes d’Arles © DR
Brasserie L’Aficion
55 rue de l’Amphithéâtre, 13200 Arles
Le musée départemental Arles antique. Sa pièce maîtresse est un chaland gallo-romain de 31 mètres repêché dans le Rhône.
Pour l’art et la photographie
Ville de la photographie, Arles l’est aussi en dehors de l’été, grâce à des institutions qui programment toute l’année.
LUMA Arles. Un peu à l’écart du centre historique, LUMA mérite à lui seul le déplacement. La tour imaginée par Frank Gehry domine le Parc des Ateliers, une ancienne friche ferroviaire devenue campus artistique, qui accueille des expositions tout au long de l’année. Jusqu’au 10 janvier 2027, on y découvre notamment « Overpainted Photographs » de Gerhard Richter, qui mêle photographie et peinture. On y voit aussi « Bodies Never Lie » du Canadien Stan Douglas, dont la nouvelle installation vidéo, Exquisite Corpse, plonge dans le flamenco de l’Espagne franquiste des années 1950. Pour déjeuner sur place, le Drum Café, au rez-de-chaussée de la tour, a été conçu par l’artiste Rirkrit Tiravanija comme une œuvre à habiter. Le chef Laurent Blondin y propose une carte de saison aux influences locales et internationales.

La Tour de LUMA Arles © Isabelle Truong
Drum Café LUMA Arles
Parc des Ateliers, 35 avenue Victor Hugo, 13200 Arles
Déjeuner de 12 h à 15 h, fermé le mardi
La Fondation Vincent van Gogh. Elle fait dialoguer les œuvres du peintre avec celles d’artistes contemporains. Du 22 novembre au 4 avril 2027, sa nouvelle exposition explore les « musées imaginaires » des artistes, ces images dont ils s’entourent pour créer. Elle présente aussi une partie des quelque 5 000 images que Van Gogh avait lui-même collectionnées.
Le musée Réattu. Installé sur les bords du Rhône, il abrite la première collection photographique constituée par un musée d’art en France. Du 7 novembre au 28 mars 2027, un nouvel accrochage permet de (re)découvrir quelque 200 tirages de cette collection.
Où poser ses valises ?
C’est vers l’hôtel Mercure Arles Centre Arènes que notre choix se tourne. Récemment rénové, cet hôtel 4 étoiles à Arles offre un pied-à-terre de choix dans le centre historique, à quelques minutes à pied des monuments et des musées. Du lobby jusqu’aux chambres, les couleurs chaudes, terre cuite et tons beiges, font écho aux façades arlésiennes. L’établissement est par ailleurs labellisé Clef Verte, qui distingue les hébergements engagés dans une démarche environnementale. Petit plus appréciable après une journée de visites : la piscine sur le toit, avec son bar et sa vue sur les toits d’Arles.

Une chambre de l’hôtel © Mercure Arles Centre Arènes
Ce qui nous a surtout plu, c’est l’envie de faire découvrir la région au-delà de la chambre. C’est tout l’esprit de Bons & Vivants, le programme lancé en 2025 dans les quelque 250 hôtels Mercure de France et pensé pour les voyageurs « épicurieux ». Dès l’arrivée, on remarque dans le lobby un livre à feuilleter, également en vente, qui réunit la « Carte aux Bons Coins », une sélection d’adresses locales, et les « Recettes Rebelles » des chefs Mercure, qui mettent à l’honneur un légume de saison cuisiné dans son intégralité, sans rien jeter. Un joli souvenir à rapporter pour prolonger le séjour en cuisine.

Le restaurant l’Oustau Joia © Mercure Arles Centre Arènes
À table, le programme se goûte aussi sous la verrière de l’Oustau Joia, le restaurant de l’hôtel, organisé autour d’un arbre planté en son centre. Le chef Philippe Legardinier y propose une cuisine de saison, accompagnée d’une sélection de vins locaux.
Mercure Arles Centre Arènes
91 chambres à partir de 110 euros la nuit
1 rue Émile Fassin, 13200 Arles