Hôtels & Chambres d'hôtes
Les plus beaux hôtels de Marrakech
01 OCTOBRE . 2026
Le minaret de la Koutoubia, le bassin de la Ménara, la cour de la médersa Ben Youssef : les plus beaux hôtels de Marrakech se racontent aussi à travers la ville qui les entoure. Dix adresses, du palace centenaire aux derniers venus, pour passer d’un riad privé au hammam, d’une table de chef étoilé aux écuries de pur-sang, de la Palmeraie aux fairways d’Al Maaden.
Le Park Hyatt Marrakech, entre fairways et Atlas
Les 72 hectares du golf d’Al Maaden s’étirent avec l’Atlas pour horizon : c’est sur ce parcours de 18 trous, où l’architecte Kyle Phillips a mêlé touches marocaines et écossaises, que Park Hyatt a ouvert sa première adresse au Maroc, à 25 minutes de l’aéroport.

Vue aérienne du ©Park Hyatt Marrakech
Sur les 130 clés, 69 sont des suites, et toutes s’ouvrent sur une terrasse. Dans les Park Suites de cet hôtel de Marrakech, la douche Aquamoon fait face à un patio privé, et l’une des villas ménage, sous un hall de six mètres de haut, une vue dégagée sur les fairways et les montagnes. En tribu, on vise la suite familiale de 187 m², hammam compris.

King Room du ©Park Hyatt Marrakech
Le homard se déguste façon chouwaya chez TFAYA, la brasserie du chef Issam Rhachi, et les desserts portent la signature d’Oussama Sadiq, tandis que le Pavillon sert sous ses pergolas une carte méditerranéenne teintée de nikkei. C’est aussi cette brigade qui imagine sur mesure les menus de noces, ce qui fait de l’hôtel une référence pour organiser un mariage à Marrakech, et plus largement au Maroc. Pour l’effort, le fitness de 200 m² aligne ses machines Technogym et deux studios pour la boxe, le yoga ou le Pilates, avant les 2 200 m² du spa, sauna et bain à remous compris.

Piscine du spa du ©Park Hyatt Marrakech
A savoir : la conciergerie ouvre les portes d’un riad d’époque saadienne caché dans la médina, avant un thé à la menthe chez un artiste.
Park Hyatt Marrakech
130 clés
Al Maaden, 40000 Marrakech
Les Deux Tours, itinérance poétique
La légende veut que les soldats du sultan almoravide Youssef ben Tachfine aient semé ici, au XIe siècle, leurs noyaux de dattes : ainsi serait née la Palmeraie, longtemps abreuvée par des khettaras, ces canaux souterrains qui captaient les eaux de l’Atlas. C’est dans cette oasis que l’architecte Charles Boccara a dessiné, voilà bientôt 30 ans, ce village arabo-andalou de 3 hectares, où l’on flâne d’un jardin à l’autre.

L’un des plus hôtels de Marrakech © Hôtel les Deux Tours Marrakech
Des chambres Classiques aux suites Premium, 44 clés se partagent le domaine. Les Pool Suites ont leur bassin privé, chauffé à la demande, les familles ont leur Family Suite, et trois Exceptional Suites, So Chic, Charles Boccara et La Tour, coiffent la collection.

L’un des plus hôtels de Marrakech © Hôtel les Deux Tours Marrakech
À l’heure du déjeuner, La Pergola puise dans le potager bio entretenu par les chefs pour ses salades, ses woks et ses pastillas, avant les couscous et recettes françaises servis le soir sous la grande voûte du Salammbô. Envie de Japon ? Le Yoshi Bar envoie ses sushis dans tout l’hôtel. Sous les coupoles des Bains des Deux Tours, les massages Nectarome font la part belle aux plantes de l’Atlas et à l’huile d’argan, puis on retrouve la grande piscine, tenue à 28 °C en toute saison. Et l’on reste là, à regarder les palmes se découper sur le ciel.

L’un des plus hôtels de Marrakech © Hôtel les Deux Tours Marrakech
Bon à savoir : un barbier officie au jardin, pour une taille de barbe, cigare et cocktail en prime.
Les Deux Tours
44 clés
Douar Abiad, circuit de la Palmeraie, 40000 Marrakech
Mandarin Oriental Marrakech, au royaume des espaces
À dix minutes des souks, le Mandarin Oriental, l’un des plus beaux hôtels spa de Marrakech, étend ses 20 hectares d’oliveraies et de jardins face à l’Atlas. Suites ou villas, chaque hébergement y garde sa piscine privée, certains une cheminée pour les soirées d’hiver, et un majordome peut être attaché à son séjour, tandis que villas et chambres communicantes se combinent pour les familles et les bandes d’amis.

© Mandarin Oriental Marrakech
Au Shirvan, Hind Nebgane, enfant de la Kasbah présente depuis l’ouverture, cuisine désormais le Maroc de son enfance et les spécialités de Marrakech, tangia marrakchia et pastilla de pigeon en tête, sous l’œil d’Akrame Benallal qui a imaginé le lieu. Changement de continent au Ling Ling by Hakkasan, où le cantonais se savoure en musique, et de rivage au Pool Garden, voué à la Méditerranée et aux légumes du potager, à moins de faire venir un chef en villa pour un barbecue sur la terrasse. Récemment sacré meilleur spa de resort du Maroc, le spa de 1 800 m² perpétue le hammam au savon noir et à l’huile d’argan, et son bassin intérieur de 15 mètres se prête aux longueurs.
Bon à savoir : raquette en main, on s’affronte sur les courts de tennis et de padel du resort.
Mandarin Oriental Marrakech
Route du Golf Royal, 40000 Marrakech
La Villa des Orangers, comme un parfum d’Orient
Koutoubia signifie « mosquée des libraires » : le nom vient du souk de manuscrits qui entourait jadis ce sanctuaire almohade, dont le minaret de grès rose culmine à 77 mètres, flèche comprise. À l’ombre de ce phare de la médina, une demeure bâtie des années 30 cache derrière ses murs trois piscines et des patios où poussent des orangers. Relais & Châteaux depuis 2001, elle abrite 33 clés.

© La Villa des Orangers
Des chambres avec terrasse aux 100 m² de la Suite Master, le Maroc de l’entre-deux-guerres se décline au fil des étages, et une suite familiale de 50 m² réunit chambre d’enfant et patio. Le Riad privé, lui, étire ses 185 m² en trois étages, avec sa propre piscine chauffée.

© La Villa des Orangers
Le repas se prend où l’on veut : dans le patio, au bord de l’eau, au coin du feu quand l’hiver fraîchit les soirées, ou tout là-haut, face au minaret, pour une cuisine qui fait dialoguer le Maroc bourgeois et la grande tradition française. Au spa, les 60 m² du hammam, dessinés comme des thermes romains, précèdent un massage en duo, et l’on termine par quelques brasses dans le bassin de 16 mètres.
Bon à savoir : la maison porte une Clef Michelin, et sa salle de sport a pris ses quartiers sur le toit-terrasse.
La Villa des Orangers
33 clés
6, rue Sidi Mimoun, place Ben Tachfine, 40000 Marrakech
L’élégance discrète de l’Amanjena
Dans la médina, les ruines du palais El Badi, élevé au XVIe siècle par le sultan Ahmed al-Mansour, accueillent chaque année le Festival national des arts populaires. C’est ce palais que l’architecte Ed Tuttle a pris pour modèle en dessinant, en 2000, la première adresse africaine d’Aman : une cité de pisé aux tons rose, terre cuite et turquoise, où pavillons et villas s’ordonnent autour d’un bassin d’irrigation ancestral.
Sous leurs coupoles, les hébergements alignent tapis berbères posés sur le zellige, cheminées et fontaines de patio, et plusieurs cachent une piscine chauffée. Tournée vers le bassin, la Grand Two-Bedroom Pool Villa ajoute un grand jardin, une salle à manger en plein air et un foyer.
Chez Arva, le Toscan Francesco Balloo glisse l’Italie dans l’assiette, raviolo au homard ou agneau à la caponata, tandis que le Bar, murs rose poudré et sabres nimcha sous de hautes colonnes, se prête aux fins de soirée. Au spa, le rituel du hammam enchaîne savon beldi à l’eucalyptus noir, gant de kessa, masque au rhassoul de l’Atlas et douche froide à l’eucalyptus.
A savoir : pour un dîner à deux, la tente caïdale se dresse dans l’oliveraie, éclairée à la bougie et rythmée par des musiciens marocains.
Amanjena
Route de Ouarzazate, km 12, 40000 Marrakech
Le Selman, palais des pur-sang
Le cheval arabe, compagnon des cavaliers berbères, a inspiré jusqu’à Eugène Delacroix : c’est à lui qu’Abdeslam Bennani Smires et sa famille ont dédié ce palais arabo-mauresque, au pied de l’Atlas, où leurs pur-sang Selman Arabians, primés dans les grands concours internationaux, ont leurs propres écuries.
Des chambres Deluxe Premier, 55 m² tournés vers les 80 mètres de la piscine et les jardins andalous, aux cinq villas privées de 580 à 700 m², partout se lit la patte de Jacques Garcia, jusque dans le Bar Selman.
Depuis 2024, le chef doublement étoilé Jean-François Piège préside aux tables de la maison : SABO, La Terrasse et même la carte légère du Pool Bar. Assyl honore la gastronomie marocaine dans un décor de palais ottoman, et Le Pavillon sert son brunch face aux paddocks. Pour le corps, le Selman abrite l’un des six spas Chenot au monde, le seul du Maroc, dont les cures visent à retrouver son rythme biologique, avant un hammam signé marocMaroc.
Bon à savoir : on peut dîner dans les écuries, et s’initier au dressage ou au travail en liberté.
Selman Marrakech
Km 5, route d’Amizmiz, 40160 Marrakech
La Mamounia, l’adresse mythique de Marrakech
Un boulodrome, des jeux de plein air, puis le Menzeh, où Pierre Hermé sert ses douceurs sous les arbres : La Mamounia se découvre d’abord en se perdant dans ses jardins. Ouverte en 1923, la maison compte aujourd’hui 209 clés, dont 71 suites, et ses trois riads ont chacun leur piscine privée.

Moroccan Lounge & Restaurant, La Mamounia, Marrakech, Morocco. Photo by Alan Keohane www.still-images.net for La Mamounia.
Quatre restaurants s’y partagent les faveurs : L’Asiatique de Jean-Georges Vongerichten, L’Italien, désormais signé Simone Zanoni, Le Marocain de Rachid Agouray et Le Pavillon de la Piscine. À l’heure de l’apéritif, on hésite entre le Majorelle, le Churchill, Le Club et le bar de la piscine, à moins de rejoindre l’Œnothèque. Au spa de 2 500 m², on peut même privatiser tout un espace, avec son hammam, sa cabine double, son jacuzzi et son coin repos.
A savoir : pendant le ramadan, la maison sert le ftour, le repas de rupture du jeûne.
La Mamounia
209 clés
Avenue Bab Jdid, 40040 Marrakech
The Oberoi, la médersa réinventée
À la médersa Ben Youssef, école coranique fondée au XIVe siècle, 130 cellules accueillirent jusqu’à 900 étudiants autour d’une cour de zelliges, de stuc et de cèdre sculpté. C’est cette cour que le groupe indien Oberoi a réinterprétée pour le patio de son palais marrakchi, à une petite demi-heure des souks, élu en 2025 parmi les meilleurs hôtels d’Afrique par les lecteurs du Condé Nast Traveller britannique.
Sur ses 84 clés, 76 sont des villas avec piscine privée. Et que dire de la Royal Suite, sa piscine chauffée et sa terrasse tournée vers l’Atlas ?
Au Rivayat, Rohit Ghai, chef étoilé, fait voyager en Inde, et le Tamimt mise sur une carte internationale et sa cuisine ouverte. Entre deux repas, on s’isole à la bibliothèque, ou l’on rejoint le spa, qui semble flotter entre oliviers et agrumes, pour un hammam ou des soins aux plantes.
A savoir : pour changer d’altitude, on s’offre un lever de soleil en montgolfière, petit-déjeuner compris, et pour rester au ras des ruelles, une virée dans la médina à bord d’un side-car d’époque.
The Oberoi, Marrakech
84 clés
Route de Ouarzazate, 40000 Marrakech
Le Royal Mansour, l’artisanat marocain sublimé
La rue qui le longe porte le nom de Sidi Bel Abbès, le plus vénéré des sept saints de Marrakech, qui prit sous sa protection les aveugles de la médina au XIIe siècle. Derrière ses murs, le Royal Mansour a bâti un quartier à lui seul : 53 riads, tous privés, que les équipes rejoignent par des galeries souterraines.
Chacun est une vitrine du travail des maâlems, du riad Premier et ses 175 m² au riad Prestige, 850 m² avec hammam personnel, bar et bibliothèque, jusqu’au Grand Riad de 1 800 m² et ses quatre chambres.
Karim Ben Baba y cuisine le Maroc aux côtés d’Hélène Darroze à La Grande Table Marocaine, l’unique table d’Afrique admise parmi Les Grandes Tables du Monde, et la cheffe prolonge l’aventure à La Grande Brasserie. Quant à Sesamo, il fait voyager en Italie avec Massimiliano Alajmo. Pour la détente, 2 500 m² de spa, sa piscine sous verrière et son hammam signature.
Bon à savoir : autour de la grande piscine des jardins dessinés par Luis Vallejo, sept pavillons privés se prêtent à la sieste.
Royal Mansour Marrakech
53 riads
Rue Abou El Abbas Sebti, 40000 Marrakech
Le Four Seasons, élégant resort contemporain
Depuis la terrasse panoramique de la suite présidentielle, le regard file vers les sommets enneigés de l’Atlas ou vers la Ménara, dont le grand bassin, creusé au XIIe siècle, reflète un pavillon au toit pyramidal. Entre les remparts de la médina et les avenues modernes de l’Hivernage, ce 5 étoiles déroule 16 hectares de jardins, d’allées ombragées et de piscines.
Les Pavilion Patio Rooms jouent les voûtes et les tons de désert, les Patio Suites ouvrent de plain-pied sur une terrasse et son bassin chauffé, et la villa de deux chambres s’organise autour d’une cour plantée, avec kitchenette et grand salon.
Devant la fontaine du resort, le Quattro donne un tour contemporain à la Méditerranée, tandis qu’Inara revisite les classiques marocains sous des airs de riad et que le Zest, sur le toit, sert l’apéritif à 360°, Atlas compris. Deux piscines se partagent les rôles, l’une réservée aux adultes, face au bar-grill Azzera, l’autre ouverte à tous les âges, avec ses cabanes, près du Kids Club. Au spa, massages et hammam puisent dans les traditions marocaines.
A savoir : certains soirs, Inara Live accompagne le coucher du soleil de cocktails et de musique, et la maison organise même des dîners sous les étoiles dans le désert d’Agafay.
Four Seasons Resort Marrakech
1, boulevard de la Ménara, 40000 Marrakech










