Flying Flea C6: nous avons testé la première moto électrique Royal Enfield

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27OCT. 2026

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Flying Flea C6: nous avons testé la première moto électrique Royal Enfield

27 OCTOBRE . 2026

Écrit par Fabienne Dupuis

Une silhouette néo-rétro, une mécanique compacte et une légèreté revendiquée. La petite « puce » signée Royal Enfield mise sur l’agilité et le caractère plutôt que sur la course à l’autonomie. Essai.

Son nom, « puce volante », lui vient d’une 125 cm³ des années 1940, conçue pour l’armée britannique et suffisamment légère pour être parachutée avec les troupes. Loin des champs de bataille, la dernière-née de Royal Enfield perpétue l’esprit de son aînée avec un engin compact, malin et léger, prêt à relever tous les défis… du quotidien urbain ! Telle est, en substance, la philosophie de la Flying Flea C6, la première moto électrique de la marque indienne. 

La Parachute White © Royal Enfield

La Parachute White © Royal Enfield

Phare rond, selle suspendue, roues de 19 pouces et fourche avant à parallélogramme, une structure articulée, presque sculpturale, la C6 délaisse les codes futuristes souvent associés à l’électrique pour composer une silhouette à la fois familière et singulière. Elle se décline en trois coloris (Flea Green, Storm Black et Parachute White, avec un énorme coup de cœur pour cette dernière), de quoi souligner, selon ses goûts, son caractère rétro ou un poil plus contemporain. Le cadre en aluminium forgé et le carter de batterie en magnésium témoignent d’une ingénierie compacte, où la mécanique affiche un élégant langage visuel, pour un tout qui ne pèse que 124 kg. À peine plus qu’un gros scooter urbain.

Avec 15,4 kW, soit environ 21 chevaux, et 60 Nm de couple (cette poussée disponible immédiatement), la C6 affiche des performances comparables à celles d’une petite 125 cm³. Au feu vert, en mode City, elle s’élance avec la spontanéité d’un vélo électrique survitaminé. Cinq modes de conduite permettent d’adapter son comportement aux circonstances, du mode Eco au Sport, en passant par les réglages City/Normal, Touring et Rain/Off-Road. De quoi varier les plaisirs, voire personnaliser ses propres réglages. La vitesse maximale atteint 115 km/h, mais avec 104 km d’autonomie annoncée, la C6 se destine avant tout aux déplacements quotidiens. Une vocation urbaine qui se retrouve aussi côté recharge, puisqu’il faut compter environ une heure pour passer de 20 à 80 %. Petite réserve, la batterie n’est pas amovible. Mieux vaut donc disposer d’une prise à proximité de son lieu de stationnement.

La Storm Black © Royal Enfield

La Storm Black © Royal Enfield

À bord, l’écran couleur circulaire de 3,5 pouces, la navigation connectée (qui arrive, nous assure-t-on !), l’ABS sensible à l’inclinaison et le contrôle de traction témoignent d’une dotation technologique bien actuelle, malgré l’allure rétro. Lors d’un premier essai dans les rues de Paris, la C6 séduit par son agilité et sa vivacité, autant que par une ligne qui ne passe pas inaperçue. La selle se révèle (très) ferme et la position de conduite, plutôt compacte, place les commandes à portée de doigts. Parfois même un peu trop, au risque de les actionner par inadvertance. Un temps d’adaptation permet toutefois de corriger rapidement les fausses manipulations.

Ni grande routière ni championne de l’autonomie, la Flying Flea C6 joue une autre partition. Celle d’une moto électrique qui mise sur la justesse de ses proportions, l’intelligence de ses solutions et une légèreté presque espiègle. Loin de se contenter d’exploiter la nostalgie, elle réinterprète son héritage avec une vraie modernité et une personnalité singulière. Une petite puce qui entend bien faire sa place en ville, sans passer inaperçue.

Royal Enfield Flying Flea C6
Site officiel

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