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Nos meilleures adresses à Vienne
29 OCTOBRE . 2026
Depuis le Mandarin Oriental, qui a pris ses quartiers il y a un an en plein centre ville, on gagne les grands musées de la Ringstrasse, les cafés à banquettes de velours et les Heurigen des collines.
L’Art Nouveau en majesté au Mandarin Oriental
Inauguré en octobre 2025, l’hôtel, une des meilleures adresses pour visiter Vienne, s’est installé dans un lieu emblématique de Vienne : l’ancien tribunal de commerce ouvert en 1908. L’immeuble ne cache pas son identité Art Nouveau, il est d’ailleurs classé monument historique. Bénéficiant d’une situation rêvée, dans le prestigieux First District, mais au calme de la Riemergasse, il est à deux pas de la cathédrale Saint-Étienne, du Palais de la Hofburg, de l’Opéra et des boutiques les plus élégantes de la capitale.

Le style Art Déco du nouveau Mandarin Oriental de Vienne © Mandarin Oriental Vienne
Derrière son élégante façade toute blanche, on découvre la déco signée Goddard Littlefair qui a su conserver l’âme du lieu grâce à un équilibre subtil entre tradition – comme le prouvent les lustres sculptés et le grand escalier d’origine – et design élégant. Les 138 chambres et suites d’une superficie allant de 52 m² à 157 m², parmi lesquelles trois suites signature « Mandarin » et une Royal Suite, affichent parquet Point de Hongrie, rideaux classiques blancs, canapés de velours, et une collection d’œuvres d’art éclectique mêlant collage, papier façonné, broderie et sculpture. On apprécie les vastes salles de bain habillées de marbre gris et de petits carreaux noir et blanc.

Une des chambres de l’hôtel © Mandarin Oriental Vienne
Après avoir admiré le fameux éventail, signature Mandarin, noir et blanc posé dans un cadre à damier, signé de l’artiste autrichien Peter Jellitsch, cap sur le cœur de l’hôtel : l’ancienne et immense cour coiffée d’une verrière où se déploient le bar et les restaurants. Ces derniers, au nombre de 4, sont tous dirigés par le Chef Thomas Seifried, riche d’un long parcours à l’international. On s’y retrouve dès le petit déjeuner à l’Atelier 7 Brasserie et toute la journée dans une ambiance à la fois décontractée et chaleureuse, bien installé sur de confortables banquettes. La carte mêle influences internationales et traditions locales avec pas mal de produits de la mer : huîtres, cocktail de crevettes, poulpe et un crab cake de haut vol. Les becs sucrés vont se réjouir à la vue du chariot de pâtisseries qui ne nous a pas laissé indifférents ! Au Sept, le restaurant gastronomique la carte assez sophistiquée avec des mélanges intéressants met à l’honneur les produits de la mer travaillés avec quelques accents asiatiques.

L’Atelier 7 © Mandarin Oriental Vienne
De l’autre côté de la vaste salle, voilà l’Atelier 7 Izakaya & Bar où l’Art nouveau rencontre l’esprit d’un izakaya tokyoïte. On a bien aimé les plats à partager, comme les spécialités : sashimi de sériole au yuzu, viandes grillées au robata et tempuras légères et croustillantes.

La réception du spa © Mandarin Oriental Vienne
Pour se remettre d’une journée à courir musées et cafés, rien ne vaut un soin au spa. Celui de l’établissement, un des plus beaux hôtels 5 étoiles de Vienne, s’étend sur 700 m². Il comporte sept salles de soins, dont une en duo et un espace VIP, une piscine intérieure et un centre de fitness. Le top ? choisir un rituel signature comme le soin signature Music and Movement qui durant 1h30 combine rythme, mélodie et mouvements tout en douceur.
Mandarin Oriental, Vienna Riemergasse
138 clés, prix à partir de 565 euros la nuit
7, A-1010 Wien
A travers Vienne
Véritable musée à ciel ouvert, Vienne fourmille de sites emblématiques à ne pas manquer : le Palais de Schönbrunn, le Belvédère, la Hofburg impériale et la Cathédrale Saint-Étienne où l’acoustique est exceptionnelle. Un conseil : essayer d’y assister à un concert notamment sur le nouvel orgue géant, l’un des plus grands orgues d’Europe. Sans oublier une balade sur le Prater, l’un des lieux incontournables de la ville avec des attractions et sensations fortes au Würstelprater, un parc d’attractions depuis à 1825 et la Grande Roue qui offre une vue spectaculaire sur la capitale.

Le Palais de Schönbrunn © DR
Les très nombreux cafés historiques, inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO depuis 2011, sont une institution. L’écrivain Stefan Zweig décrivait ce type d’établissement comme une « institution d’un genre tout particulier qui ne ressemble à aucune autre dans le monde »
Le Kunsthistorisches Museum, les trésors des Habsbourg sur la Ringstrasse
François-Joseph inaugura en 1891 ce temple néo-Renaissance destiné à réunir les collections impériales, que Gottfried Semper et Karl von Hasenauer édifièrent sur la Ringstrasse. La galerie de peinture conserve le plus vaste ensemble de Bruegel au monde, dont Les Chasseurs dans la neige et La Tour de Babel, ainsi que L’Art de la peinture de Vermeer. La Kunstkammer déploie 2 100 pièces d’orfèvrerie et de curiosités, parmi lesquelles la Saliera de Cellini. Un chantier de rénovation s’ouvrira en 2027.
Maria-Theresien-Platz, 1010 Vienne. khm.at
Le Belvédère, deux palais baroques pour Le Baiser de Klimt
Le prince Eugène de Savoie fit construire ces deux palais baroques entre 1714 et 1723, reliés par un jardin à la française que dessina Dominique Girard. Le Belvédère supérieur détient la plus importante collection de Gustav Klimt au monde, vingt-quatre tableaux dont Le Baiser et Judith, au milieu du panorama de la peinture autrichienne du Moyen Âge au XXe siècle. Le traité qui rendit à l’Autriche sa souveraineté fut signé en 1955 dans sa galerie de marbre. Le Belvédère inférieur accueille les expositions.
Prinz-Eugen-Strasse 27 et Rennweg 6, 1030 Vienne. belvedere.at

Le Belvédère © DR
L’Albertina, collections immanquables
Le duc Albert de Saxe-Teschen, gendre de Marie-Thérèse, fonde le lieu en 1776 dans le palais qui domine l’Opéra. L’Albertina est devenu l’un des plus grands cabinets d’arts graphiques du monde, du Lièvre de Dürer aux études de Klimt, montrés par rotation pour les préserver de la lumière. La collection Batliner y déroule la peinture moderne, de Monet à Picasso, et les appartements d’apparat des Habsbourg se parcourent au même étage. L’Albertina Modern, au Karlsplatz, prend le relais après 1945.
Albertinaplatz 1, 1010 Vienne. albertina.at

Albertina Modern © DR
Le Leopold Museum, le grand rendez-vous viennois avec Egon Schiele
L’ophtalmologue Rudolf Leopold rassembla un demi-siècle durant la plus grande collection privée d’art autrichien moderne, que la République et la Banque nationale acquirent en 1994. Le cube de calcaire blanc des architectes Laurids et Manfred Ortner l’abrite depuis 2001, au MuseumsQuartier. On y voit le premier fonds mondial d’Egon Schiele, 41 peintures et près de 190 dessins, mais aussi La Vie et la Mort de Klimt et les toiles d’Oskar Kokoschka, dans le grand panorama de la Vienne de 1900.
Museumsplatz 1, 1070 Vienne. leopoldmuseum.org
Le Wien Museum, toute l’histoire de la ville en accès libre
Le musée de la Ville a rouvert en décembre 2023 après quatre ans de travaux, sur le Karlsplatz. Les architectes Winkler, Ruck et Certov ont coiffé le bâtiment des années 1950 d’un étage en surplomb. Le parcours permanent raconte l’histoire viennoise sur 3 300 m2 et 1 700 objets, du plan de la ville médiévale au portrait d’Emilie Flöge par Klimt. Une baleine de 10 mètres, enseigne d’un cabaret du Prater, flotte au-dessus du hall. Le café de l’entresol ouvre sur la Karlskirche et l’entrée reste gratuite.
Karlsplatz 8, 1040 Vienne. wienmuseum.at
Le MAK, la maison des trésors de la Wiener Werkstätte
Fondé en 1864 sur le modèle du South Kensington Museum de Londres, le musée des Arts appliqués occupe un palais néo-Renaissance que Heinrich von Ferstel construisit sur le Stubenring. Il détient les archives de la Wiener Werkstätte, l’atelier créé en 1903 par Josef Hoffmann et Koloman Moser, et la plus vaste collection d’objets qui en soient sortis. Les neuf cartons dessinés par Klimt pour la frise du palais Stoclet y voisinent avec les chaises courbées de Thonet et une salle de tapis d’Orient.
Stubenring 5, 1010 Vienne. mak.at

Le MAK © DR
Le mumok, le pop art et les avant-gardes dans un cube de basalte
Le bloc de basalte gris conçu par les architectes Ortner et Ortner occupe le centre du MuseumsQuartier depuis 2001. Le musée d’art moderne y montre les 10 000 œuvres réunies autour de la donation de l’industriel allemand Peter Ludwig et de son épouse Irene. Le pop art y domine, avec Andy Warhol et Roy Lichtenstein, aux côtés du Fluxus, du photoréalisme et du nouveau réalisme. Le musée garde surtout le fonds le plus complet de l’actionnisme viennois, celui de Günter Brus et d’Hermann Nitsch.
Museumsplatz 1, 1070 Vienne. mumok.at
La Sécession, la coupole dorée qui abrite la Frise Beethoven de Klimt
Joseph Maria Olbrich édifia en moins d’un an, en 1897 et 1898, ce cube blanc coiffé d’une coupole de 3 000 feuilles de laurier dorées, pour les artistes qui venaient de quitter le Künstlerhaus. La devise gravée au-dessus de la porte promet à chaque époque son art et à l’art sa liberté. Gustav Klimt y peignit en 1902 la Frise Beethoven, 34 mètres de figures vertes et or qui interprètent la Neuvième Symphonie. Restaurée, elle se visite au sous-sol depuis 1986. Les étages accueillent l’art contemporain.
Friedrichstrasse 12, 1010 Vienne. secession.at

La Sécession viennoise © DR
Le Musée Sigmund Freud, l’appartement viennois où naquit la psychanalyse
Sigmund Freud a vécu et reçu ses patients quarante-sept ans durant dans cet immeuble d’Alsergrund, qu’il quitta en 1938 pour échapper aux nazis. Le musée, fondé en 1971 avec le concours de sa fille Anna, a rouvert en 2020 après dix-huit mois de travaux. On y voit la salle d’attente restée meublée, les antiquités que le médecin collectionnait et des films de famille. Le divan, lui, est demeuré à Londres, où Freud acheva sa vie. Le parcours rappelle le sort des locataires juifs déportés.
Berggasse 19, 1090 Vienne.
La crypte impériale (Kapuzinergruft)
Pour une leçon d’histoire, la crypte impériale sous l’église des Capucins vaut le détour. Les membres de la famille impériale y reposent depuis 1653 soit 150 Habsbourg parmi lesquels 12 empereurs et 19 impératrices et reines, avec bien sûr la légendaire Sissi. La plupart des sépultures sont très travaillées dans un style baroque tardif comme le grand sarcophage double de l’impératrice Marie-Thérèse et de l’empereur François 1er.
Tegetthoffstrasse 2, Neuer Markt, 1010 Vienne.
A travers les cafés
Le Café Central fête cette année ses 150 ans. Il a vu défiler le père de la psychanalyse Sigmund Freud, Stefan Zweig, Léon Trotsky… On y découvre aussi des plats typiquement viennois : escalope viennoise, goulasch de bœuf, Krautfleckerl et le dessert viennois classique, le Kaiserschmarrn.
Palais Ferstel, Herrengasse 14, angle Strauchgasse, 1010 Vienne.
Le Café Sperl nous plonge avec son décor suranné dans le Vienne du siècle dernier, et le dimanche on se régale au son d’un piano. Et il y a même un billard !
Gumpendorfer Strasse 11, 1060 Vienne.

La Café Sperl © DR
Le Café Sacher dans l’hôtel Sacher en face de l’Opéra, le must absolu pour déguster la fameuse Sachertorte au chocolat
Philharmonikerstrasse 4, 1010 Vienne.

La Café Sacher © DR
Zum Schwarzen Kameel pour la déco Art Nouveau (1901) de ce restaurant très réputé et pour le menu comprenant les grands classiques viennois.
Bognergasse 5, 1010 Vienne.
Leitenbauer Delikatessen la plus ancienne épicerie fine de Vienne : charcuteries, fromages, conserves voisinent avec une sélection de vins et de spiritueux de bonne tenue.
Neubaugasse 71, 1070 Vienne.
Le rooftop du Ritz Carlton
Ne pas zapper le fameux rooftop de l’hôtel : il se donne des allures de station de sport d’hiver dès le début du mois de novembre avec cinq télécabines chauffées, « the place to be » pour siroter une coupe de champagne ou se régaler d’une raclette avec une vue panoramique incroyable sur Vienne. Jusqu’à la mi-janvier
Atmosphere Rooftop Bar, The Ritz-Carlton Vienna, Schubertring 5-7, 1010 Vienne.

Le rooftop du Ritz Carlton Vienne © DR
Une histoire de vignes
Vienne étant la seule capitale à avoir une activité viticole sérieuse avec plus de 700 hectares de vignes, on file sur les hauteurs de la ville dans une des tavernes traditionnelles, les « Heurigen», boire un verre ou goûter à une spécialité locale en profitant d’une magnifique vue sur Vienne. Comme au Rondell Café Am Cobenzl qui offre un mélange de tradition et de vues sublimes, ce qui en fait l’une des destinations gastronomiques les plus prisées de Vienne. Ne pas zapper la Wiener Schnitzel (escalope viennoise) mais appétit d’oiseau s’abstenir !
Am Cobenzl 94, 1190 Vienne.