Les assiettes ensoleillées de Bocca Nissa,
Un rooftop en plein Nice

Gastronomie

19AVR. 2021

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Gastronomie

Les assiettes ensoleillées de Bocca Nissa

Un rooftop en plein Nice

19 AVRIL . 2021

Écrit par Alvina Ledru-Johansson

Photographies par Alvina Ledru-Johansson

Été 2020, la liberté retrouvée l'espace de quelques semaines. Nous nous rendions dans la vieille ville de Nice : c'est là qu'un nouveau restaurant avait pris place courant juillet. Ouste Le Hussard, bienvenue à Bocca Nissa, un lieu branché qui modernise les plats traditionnels niçois. Salle magnifique, rooftop de 250 mètres carrés, végétalisation en abondance, cette adresse allait faire parler d’elle. Près d'un an plus tard, nos souvenirs sont intacts. Alors que l'annonce des restaurants approche, on vous pousse à préparer votre to-eat-list. Et ce restaurant-rooftop niçois en fait partie !

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Un rooftop en plein Nice

Pour le trouver, ce rooftop niçois, il faut avoir les yeux grand ouverts. Il est pris en sandwich par un magasin de souvenirs et une terrasse de bar. Les indices ? Un parterre de tapis en osier qui annonce l’ambiance intérieure et une carte encadrée dans une structure en bois. Derrière, une grande porte surmontée d’une plaque de fer où des lettres découpées forment « BOCCA ». Il faut traverser un couloir fleuri de citrons, d’oranges, de fleurs et de verdure, prendre les escaliers avant d’arriver dans une vaste salle joliment décorée. Sol en terre cuite, tables en bois, chaises avec dossier en osier, osier qui se retrouve également suspendu au-dessus des tables et des canapés avec coussins. Mais ce n’est pas ici que nous allons déjeuner.

On nous fait traverser la salle, passer une porte, monter des marches, et nous voilà dans ce qui fait l’énorme attrait de Bocca Nissa : un rooftop incroyable, toit-terrasse de 250 mètres carrés au cœur des bâtisses des siècles derniers. Le soleil sature l’ambiance, les matières brutes et la végétalisation ont pris possession de l’espace entre les tables massives en bois et le bar d’où sortent des cocktails généreux. C’est très agréable, malgré la chaleur étouffante d’un mois d’août et le soleil de plomb. Petite attention : on nous donne des chapeaux de paille pour nous protéger. Bienvenue chez Bocca Nissa.

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Au menu, de la couleur 

Contrairement au soir où un riz aux langoustines et moules safranées ou un riz noir et poulpe persillé trônent en rois sur la carte, à l’heure du déjeuner, les choix sont plus restreints et ne se partagent pas. Chacun son assiette parmi des intitulés franchement alléchants. L’avantage d’être une grosse tablée ce midi-là : on va pouvoir goûter à tous les plats !

L’endroit est complet -le bouche à oreille a l’air de bien fonctionner- il fait chaud et le service se prend les pieds dans les tapis en osier : à trop vouloir bien faire, ils sont deux à prendre notre commande, à revenir pour vérifier qu’elle est correcte et l’attente s’installe. On met ça sur le dos du rodage, l’adresse vient d’ouvrir, l’erreur est humaine. En voyant les plats de nos voisins arriver, on se rassure en voyant qu’on va bien manger. On patiente avec une sangria maison (à siroter absolument) à base de vin blanc, avec des morceaux de fruits, généreusement servie : elle désaltère et lance avec joie le repas. 

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Les entrées arrivent et inondent la table : carpaccio de betterave, houmous, caviar d’aubergines, fritto misto… C’est coloré, c’est copieux, la table donne envie de plonger les fourchettes dans chaque plat et de jouer aux assiettes tournantes ! Elles sont toutes soignées et alléchantes. La mienne, celle où les rondelles de betteraves baignent dans l’huile d’olive, envoie un véritable vent d’air frais dans le palais : les feuilles de menthe donnent un effet KissCool, ça change des entrées classiques à la betterave. Très belle entrée en matière.

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Le déjeuner se poursuit avec le filet de cabillaud qui largue les amarres sous mon nez. Des aubergines, bien soyeuses, barbotent autour avec des poivrons en petits morceaux et des tomates. Il y a de la mâche -les gros morceaux d’aubergines-, du sucré -les poivrons-, de l’acidité -les tomates gorgées de soleil- et un poisson cuit à la perfection avec une peau délicatement croustillante. Et pour encanailler tout ça, une crème d’avocat posée sur le côté de l’assiette comme une montagne de velours dans laquelle tremper sa fourchette. Mes voisins se régalent d’un tataki de bœuf, purée de panais, d’une salade de lentilles, cébettes et grenades ou d’une salade de quinoa, feta, courgette, grenade, citron, herbes et noisettes. Et pendant que nos bouches sont silencieuses et que nos couverts font des cliquetis, la musique se balade entre les tables et fait bouger nos pieds sous les bancs.

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Si les températures avaient été un peu plus clémentes, on serait restés prendre le café sur le beau rooftop et on aurait sûrement craqué pour la tarte au chocolat. Mais la fraîcheur nous appelle : les vagues ondulent à quelques centaines de mètres de nous. On y va.

A.L-J

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