Hôtels & Chambres d'hôtes
Les plus beaux hôtels des Pyrénées
12 FéVRIER . 2026
À tous les adeptes de poudreuse à la recherche d’inspiration autres qu’alpines, les Pyrénées promettent des nuits étoilées. Leurs sommets montent en gamme, l’offre se muscle. Des suites luxueuses accompagnées de restaurant gastronomique, des gîtes aux larges baies vitrées ouvrant sur la nature, des chalets 5 étoiles pour tribus stylées voient le jour. Authentiques, insolites, design, dix adresses haut perchées réinventent l’art de l’hébergement en montagne.
1. La Voie lactée, La Mongie (Hautes-Pyrénées) : Cocon seventies
Nous sommes au pied du Tourmalet. La Mongie est le plus grand domaine skiable des Pyrénées françaises : 100 kilomètres de pistes culminant à 2500 mètres. Elle fut une station emblématique des années 1960 jusqu’aux années 1980, avant de rentrer dans le rang. Quelques appart-hôtels, quelques chambres d’hôtes sur les pentes du col, un hôtel vieillissant, fleuron des seventies. Un couple de Tarbais rachète en 2022 cet hôtel dans Les Pyrénées. Leur projet : lui faire retrouver sa jeunesse dorée, l’adapter aux codes d’aujourd’hui sans le dénaturer. La Voie Lactée est aujourd’hui un boutique-hôtel 4 étoiles qui a recréé sa propre histoire, se jouant des codes esthétiques traditionnels de la montagne.

L’hôtel 4 étoiles dans Les Pyrénées © La Voie Lactée
Les 20 chambres, sur cinq étages, sont prolongées de grandes terrasses ou de bow-windows, donnant l’impression d’être déjà sur les pistes. Le décor est orchestré autour de lambris de bois clair, de murs bleu nuit, de suspensions en céramique et de fauteuils aux lignes courbes. Les meubles, les bibelots, la vaisselle, les vases en grès ont été chinés. Les têtes de lit rappellent les montagnes, un téléphérique décore les oreillers.

Une chambre dans l’hôtel © La Voie Lactée
Des tabourets sont recouverts d’un béret, les plaids sont en laine des Pyrénées bien sûr. Des chaises en cuir et leur table pentagonale, signées Charlotte Perriand, ont rejoint des chambres…

La vue imprenable dans les chambres © La Voie Lactée
La Voie Lactée n’a pas de restaurant à proprement parler mais un Milky Way où l’on déguste velouté de courge, houmous aux haricots tarbais, risotto de coquillettes à la truffe, tapas régionales … Une zone est dédiée au bien-être : sauna, salle de massage, deux bains nordiques avec une eau à 39 °C !
La Voie Lactée
20 clés, prix à partir de 341 euros la nuit
22, Av. du Tourmalet, Bagnères-de-Bigorre
2. La Maison Refuge (Hautes-Pyrénées) : Une maison-paysage
« Est-ce une montagne ? […] est-ce une muraille ? » s’interroge Victor Hugo en découvrant le Cirque de Gavarnie. Un couple landais imagine une maison-cabane qui ressemble aux granges traditionnelles des environs, comme si elle avait toujours été là : pierre de taille d’Andorre, bois de pin, toit pointu.

La Maison Refuge à Gavranie-Gèdre © La Maison Refuge
Sébastien est charpentier de métier. Il l’échafaude au-dessus du petit village et de la station de ski, Gavarnie-Gèdre, à 1300 m d’altitude ; et la baptise La Maison Refuge. Elle voit le jour en 2021. Des routes en lacets bordées de genêts, de hêtres et de sapins y mènent. La Maison Refuge est une cabane chic. Les sommets se reflètent dans ses baies vitrées, les lignes du toit épousent celles des cimes. On aperçoit des bouquetins, des hermines, un isard. Au-dessus planent des aigles royaux, des gypaètes barbus, des vautours fauves…Au rez-de-chaussée le salon, la salle à manger et la cuisine sont décloisonnés, façon loft.

La salle à manger dans la maison-cabane © La Maison Refuge
Seule la suite parentale se dégage de ce volume de 80 m² et 5 m de haut. Une mezzanine est accessible par une échelle de meunier. C’est le dortoir des enfants, pensé autour d’un filet suspendu. L’abri est douillet, la déco intemporelle : une table à manger en bois, un banc de ferme, des chaises curvilignes, des fourrures en peau de mouton, un design scandinave des années 50-60. Des suspensions en feutre viennent du Népal. Pour confirmer et réchauffer l’atmosphère, un poêle en fonte norvégien vintage.

Le coin chambre © La Maison Refuge
Installés sur des fauteuils de style finlandais, on contemple le pic du Balaïtous. Des raquettes sont à disposition. Le soir, les skieurs grandeur nature, adeptes de rituels bien-être, s’octroient un bain nordique chauffé au feu de bois. Autour tout est blanc, feutré.
La Maison Refuge
Prix à partir de 250 euros la nuit, jusqu’à cinq couchages.
Hameau Saussa, Gavranie-Gèdre
3. L’Observatoire du Pic du Midi (Hautes-Pyrénées) : Au plus près des étoiles
Un téléphérique se tient prêt à La Mongie pour escalader le pic du Midi de Bigorre. Dix minutes suffisent pour atteindre l’Observatoire, un château-fort flottant sur une mer de nuages. On surnomme l’hôtel en montagne le « vaisseau des étoiles ». Nous sommes au cœur d’une « réserve de ciel étoilé », créée pour préserver la limpidité de la Voie Lactée. De jour, toute la chaîne des Pyrénées se dévoile, de l’Atlantique jusqu’à la Méditerranée.

La magnifique vue sur les Pyrénées le jour © L’Observatoire du Pic du Midi
La nuit, les astres filent au-dessus des têtes, Saturne la planète aux anneaux, Jupiter la géante, la nébuleuse d’Orion, l’éclat rougeoyant de Mars…

Observation de nuit © L’Observatoire du Pic du Midi
Le plus vieil observatoire de haute montagne accueille des touristes qui visitent ses coupoles, son planétarium, empruntent sa passerelle au-dessus du vide. Ils viennent aussi y passer la nuit ! 15 jolies chambres, occupées jadis par les scientifiques, les accueillent. Sobres et élégantes, elles mêlent bois doux, mobilier Starck et moelleuses couettes blanches.

Une chambre dans l’Observatoire © Sylvain MARMER
Elles sont ouvertes à 27 privilégiés, pas un de plus, qui dévisageront, à l’œil nu ou au télescope, les étoiles filantes. Féerique ! Pour accéder à la cité céleste, mieux vaut être patient. Le lieu est pris d’assaut ! Il faut souvent réserver (uniquement par mail) plusieurs mois à l’avance, débourser 529 euros en chambre individuelle, 569 euros en chambre double pour une nuit … dîner et petit déjeuner compris. Le chef nous concocte un velouté de Champignons de Madiran, un filet mignon de Porc Noir de Bigorre, un jardin d’hiver. On nous promet un lever de soleil aussi époustouflant que le coucher de la veille.

Manger devant la vue imprenable sur les Pyrénées © Claire Soucaze
L’Observatoire du Pic du Midi
15 clés, prix à partir de 529 euros
rue Pierre Lamy de la Chapelle, La Mongie
4. L’Hôtellerie des Laquets (Hautes-Pyrénées) : Bientôt l’hôtel le plus haut de France !
2625 m, mieux que les 2551 du Refuge de Solaise à Val d’Isère ! Un peu de patience, L’Hôtellerie des Laquets n’ouvrira sa réception que cet été. Elle a pris ses quartiers sur les pentes du Pic du Midi, dans ce qui fut jadis (autour des années 1930) un refuge de montagne destiné aux alpinistes et à quelques randonneurs avisés.

L’hôtel Hotellerie des Laquets © L’Hôtellerie des Laquets
Le cadre est exceptionnel, souffle coupé et bouche bée sur les sommets enneigés, le lac d’Oncet en contrebas, la beauté de la Réserve de Ciel Étoilé la nuit tombée. Abandonné depuis trois décennies, voué à l’oubli, le bâtiment tout en pierres et bois du pays, exposé plein sud, entend renouer avec son histoire, dans un registre un peu différent toutefois ! Des travaux d’ampleur ont débuté l’été dernier, destinés à le métamorphoser en hôtel… 4 étoiles, paré d’un bar lounge, d’une terrasse panoramique, d’une table gastro et même d’un piano. Les 16 chambres (dont 2 familiales), seront, nous dit-on, à la hauteur, comme son spa !

Le futur hôtel le plus haut de France © L’Hôtellerie des Laquets
Un paradis blanc, aussi confortable qu’élégant, à l’écart (ou presque) du monde. Mieux encore, un « hôtel d’expérience » qui offrira une exploration unique en haute montagne, dans une atmosphère cosy. Pour y accéder, un petit téléphérique, entièrement dédié, partira de l’Observatoire du Pic. Les baroudeurs se laisseront tenter par un sentier pentu. Pour faire partie des premiers à vivre cette expérience quasiment insulaire, amateurs de nature et d’aventures, les réservations ouvrent dès mars. On vous racontera bien sûr !
L’Hôtellerie des Laquets
Ouverture prévue en 2026
5. Grand Hôtel L’Ermitage (Pyrénées-Orientales) : Tradition hospitalière
Envie d’un petit supplément d’âme propre aux bâtiments qui ont un passé spirituel ? Le Grand Hôtel L’Ermitage, porté sur les fonts baptismaux en décembre 2024 coche toutes les cases. Nous sommes à Font-Romeu, station phare des Pyrénées-Orientales.

Le Grand Hôtel L’Ermitage © Grand Hôtel L’Ermitage
Une source miraculeuse en fit un lieu de dévotion au Moyen-âge. Un ermitage fut bâti au XVIIIème siècle, il accueillait les pèlerins en route pour Compostelle. Dix ans de réflexion, trois ans de travaux et près de 10 millions d’euros auront été nécessaires à Jean Parent, initiateur du projet, pour ressuscite l’édifice, le métamorphoser en hôtel 4 étoiles, en conformité avec les Monuments Historiques.

Une décoration cocooning dans le lobby © Grand Hôtel L’Ermitage
L’ancienne bâtisse est aujourd’hui flambant neuve, entre ciel et sapins, à portée de bâtons du Centre National d’Entraînement en Altitude, un repère de champions. Les murs en pierres du pays, les lloses de la toiture, la grande cour carrée, les volets rouge Vauban ont été restaurés. L’hôtel est montagnard à souhait, saupoudré de design. Une grande cheminée, du bois sculpté et des fauteuils moelleux ornent le lobby. Les 22 chambres (22 supplémentaires sont attendues cet été) sont comme un week-end à les montagnes du monde, du Kilimandjaro aux Rocheuses, des Alpes suisses aux sommets de Mongolie… Chacune a un décor, une identité.

Une chambre dans l’hôtel © Grand Hôtel L’Ermitage
Le luxe est présent, avec ce qu’il faut d’histoire et de paysages de Cerdagne… Et on y mange plutôt bien ! L’Ermitage Café et le Sainte Anne, plus gastro, sont sous la houlette d’un jeune chef initié par Emmanuel Renaut. Au menu, rosée des Pyrénées (un veau élevé en liberté), truite, ollada et butifara catalanes… On prolonge par un soin relaxant, écho à un récit et à des traditions réinventées.
Grand Hôtel L’Ermitage
22 clés, prix à partir de 240 euros la nuit
7, route de l’Ermitage, Font-Romeu-Odeillo-Via`
6. Iskö Chalets-Hötel (Pyrénées-Atlantiques) : Made in Béarn Pyrénées
En Haut-Béarn, au pied du col d’Aubisque où passe le Tour de France, la station de Gourette recèle quarante-cinq chalets « Ö » en couleurs. Iskö Chalets-Hötel est le projet d’un entrepreneur béarnais : au cœur de 12 hectares de pure nature, reconvertir un ancien Village Vacances en écovillage haut de gamme, aux couleurs des Pyrénées.

L’hôtel Iskö Chalets-Hötel dans les Pyrénées-Atlantiques © Iskö Chalets-Hötel
À plus de 1 400 mètres d’altitude, les premiers chalets new-look apparaissent en 2022. Cosy et dans un esprit « hygge » ! Ce mot scandinave fait référence à un sentiment de bien-être, humeur joyeuse et confort douillet. Ils peuvent accueillir jusqu’à six personnes. On y vient en couple, en famille, entre amis. Certains sont proposés en gîte, d’autres en hôtellerie. Sur la place du « village », un grand chalet abrite un bar lounge où on se réchauffe près d’une cheminée, une épicerie fine si on veut cuisiner chez soi, un restaurant bistronomique, un spa où on se fait masser.

Le salon d’un chalet © StudioWaaz
Iskö a une mission : répondre à une demande de « consommation raisonnée et raisonnable ». La montagne est au cœur des préoccupations : matériaux utilisés, gestion durable des ressources ; mais aussi rencontre avec des artisans, des guides de montagne, des producteurs de fromage d’Ossau et d’Aspe, de porc noir de Bigorre, de viandes élevées et maturées en Béarn, des vins de Jurançon et de Madiran. La boutique est une vitrine du « Made in Béarn Pyrénées » : tissages, montres, vestes … bérets. Une navette nous dépose au pied des pistes, à 800 mètres.

Une chambre du chalet family lodge © Iskö Chalets-Hötel
Iskö Chalets-Hötel
45 chalets de 2 à 12 personnes, prix à de partir de 135 euros la nuit pour 2 personnes.
711, route de Gourette, Eaux-Bonnes
Site officiel de l’établissement
7. Château de Villemur, Ax-les-Thermes (Ariège) : Patrimoine et design
Le château de Villemur a inauguré en 2025 un nouveau chapitre de son histoire. Dominant la ville d’Ax-les-Thermes, fameuse pour ses sources thermales et ses eaux sulfureuses, il fut dans les années 1900 la résidence de Georges Goubeau, célébrité ariégeoise pour ses carrières de talc à Luzenac. Longtemps inoccupé, ce château de style anglo-normand, au cœur d’un parc arboré aux essences centenaires, a endossé les habits d’un resort 4* à l’enseigne Mercure (groupe Accor).

Le Mercure Ax Les Thermes © Château de Villemur
Il fallut le restaurer, rénover méticuleusement ses 770m² (sur quatre étages) qui comprenaient jadis plus de cinquante pièces, dont une dizaine de chambres et plusieurs salles de réception ; le doter du confort actuel. Avec son bar lounge, sa terrasse panoramique, ses 2 appartements de 150 m² pour des séjours entre amis ou des familles XXL, le château est redevenu un pied-à-terre idéal. Idéal par son emplacement, à deux pas des remontées mécaniques qui desservent les 80 km du domaine d’Ax-3-Domaines, mais aussi avec l’édification ex-nihilo d’un bâtiment à flanc de colline, respectueux de l’histoire des lieux.

Une chambre dans l’hôtel de luxe © Château de Villemur
Volumes épurés et bois sobre, il abrite 51 chambres (en moyenne 30 m²), une piscine extérieure chauffée, un solarium, un spa avec jacuzzi, hammam, sauna. Les soins sont inspirés des traditions thermales locales. Après une journée au grand air, le programme se poursuit au Fédou, le restaurant bistronomique du château. À la carte, une truite de l’Aston, un des incontournables de la région…

Le spa de l’hôtel © Château de Villemur
Mercure Ax Les Thermes
53 clés, prix à partir de 158 euros la nuit
6, rue de la Condamine, Ax-les-Thermes
8. Serras Andorra (Principauté d’Andorre) : Tout schuss !
On file en Andorre, micro-état coincé entre la Catalogne espagnole et l’Ariège. Grandvalira est le plus grand domaine skiable des Pyrénées. 300km de pistes ! Au cœur de la vallée d’Incles, Serras Andorra a ouvert ses portes à Soldeu en 2022.

L’hôtel Serras Andorra à Andorre © Serras Andorra
Pourtant c’est comme s’il avait toujours été là, avec sa façade de pierre et de bois qui lui donne des allures de refuge de montagne. Datant des années 70, un total relooking lui a permis d’atteindre de nouveaux sommets. On se retrouve dans un 5 étoiles carrossé de bois clair et de gros galets, de cuir et de tapis, de fauteuils profonds, de coussins moelleux, de (fausse) fourrure. Même l’ascenseur en est tapissé ! Cosy, élégant et design. L’hôtel abrite 57 chambres avec balcon ou terrasse, des chambres XL (de 25 à 70 m²), et une bonne dose de style, même si la déco est plutôt sobre : parquet, fauteuils et rideaux beige, têtes de lit en bois. Le Serras Andorra cultive l’exclusivité : deux pistes de ski sont dédiées à l’apprentissage du ski alpin, moniteurs à dispo bien sûr.

La suite Familiale de luxe © Serras Andorra
Pour plus de sensations, une navette nous dépose au pied des pistes de Grandvalira. Au spa, massages, circuits aquatiques, rituels 100% bio … et végan ! La restauration est un autre point fort. Produits locaux et gastronomie informelle. On dîne au Bruna (vache brune des Pyrénées) où l’on découvre des recettes catalanes remises habilement au goût du jour, avec une touche de haute montagne. A La Fromagerie de Bruna, on a rendez-vous avec une raclette, une tartiflette, une fondue…
Serras Andorra Luxury Boutique Resort & Spa
57 clés, prix à partir de 412 euros
Carretera General 2 nº26, AD100 Soldeu, Andorre
9. Ovella Negra Mountain Lodge (Principauté d’Andorre) : Ambiance et style

L’hôtel de luxe dans les Pyrénées © Ovella Negra Mountain Lodge
Une chenillette nous mène à l’Ovella Negra Mountain lodge. Surplombant la Vallée d’Incles, au milieu d’alpages où broutent l’été des ovellas negras (brebis noires en VF), cette borda (cabane traditionnelle de montagne) est aujourd’hui une retraite élégante, habillée de chêne foncé, de couvertures en mohair, de tissus Andrew Martin, de lampes Gras ; d’un chauffage au sol dans les salles de bains, de draps en coton organique. Une grande cheminée suspendue, des canapés confortables, une palette de couleurs cuivrées et auburn met aussitôt l’ambiance. Un béton ciré évoque le minéral des montagnes.À un petit kilomètre des pistes de Canillo et de Soldeu, le lodge ne compte que quatre chambres, dont deux quadruples. On échappe au temps à la lueur de bougies omniprésentes. L’Ovella Negra prône les plaisirs simples. Le personnel est aux petits soins, le petit-déjeuner copieux : jambon ibérique, pain à la tomate… Le soir on s’attable au Winter Shack, autour d’une table commune et de fleurs sauvages.

Une chambre dans le lodge © Ovella Negra Mountain Lodge
Le chef Sergi Simo, authentique Andorran passé par l’étoilé Nerua du Guggenheim Bilbao, envoie une cuisine catalane Slow food ! On déguste un ragoût de venaison, des artichauts sautés au jambon, une spécialité stimulante de chou, pomme de terre et saucisse noire. Un filet de bœuf grillé tout simplement. La truffe parfume de nombreux plats ! Les nuits de pleine lune on part, en raquettes ou à skis, le long du chemin de l’Obac qui longe la rivière.

Manger dans l’hôtel © Ovella Negra Mountain Lodge
Ovella Negra Mountain Lodge
4 clés, prix à partir de 245 euros
Ctra. de la Vall d’Incles, AD100, Andorre
10. Canfranc Estación (Aragón) : De gare fantôme à hôtel royal
À huit kilomètres de la frontière française, à proximité des stations aragonaises d’Astún et de Candanchú, côté français du Somport, une ancienne gare affiche fièrement : A Royal Hideaway Hotels & Resorts, la marque premium de Barceló, deuxième groupe hôtelier d’Espagne. Nous sommes à la Estación international de Canfranc, une gare monumentale, démesurée, improbable, qui trusta longtemps le titre de deuxième plus grande d’Europe… Inauguré en 1928 par le roi Alphonse XIII, l’édifice est aussi grand que la gare Saint-Lazare : 246 mètres de long, 365 fenêtres, 18 voies…

L’hôtel dans les Pyrénées © Canfranc Estación
Le chemin de fer est à son apogée ! Abandonnée dans les années 1970, celle que l’on surnomme alors « le Titanic des Pyrénées », est devenue en 2023 un luxueux cinq étoiles.

L’hôtel loge dans une ancienne gare © Canfranc Estación
Le lifting aura duré trois ans. Son intégrité est sauvegardée, les matériaux propres à l’architecture ferroviaire du début du 20ème siècle, béton armé, pierre et verre. Deux ailes terminées de tours accueillent 104 chambres.

Une chambre dans l’hôtel de luxe © Canfranc Estación
L’ancien hall de gare, dominé par une charpente en métal, donne le vertige. Il abrite la réception. Un studio de design madrilène a conçu des espaces inspirés du style Art déco : bois et laiton, velours pour les tissus, gamme de tons beige, bleu pétrole, vert sauge. L’ambiance est digne d’un roman d’Agatha Christie, montagnes enneigées en toile de fond. Deux anciens et luxueux wagons Canfranc Express accueillent un restaurant gastronomique étoilé. Décor de nappes blanches immaculées. Le rez-de-chaussée abrite une piscine … semi-olympique, un vaste spa d’inspiration Art déco lui aussi, lustres sculpturaux et carreaux de céramique couleur sarcelle. De quoi mener grand train !
Canfranc Estación
104 clés, prix à partir de 190 euros
Huesca, Canfranc-Estación, Huesca, Espagne
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