Que voir le long d’une croisière sur le Mékong ? Temples, villages flottants et paysages mythiques

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Que voir le long d’une croisière sur le Mékong ? Temples, villages flottants et paysages mythiques

19 AVRIL . 2026

Écrit par La Rédaction

Au fil du Mékong, la vie s’éveille entre maisons sur pilotis, pagodes dorées et marchés flottants. De son delta vietnamien jusqu’aux temples d’Angkor, le fleuve raconte, à lui seul, l’histoire vivante de l’Indochine.

Angkor à Siem Reap  – ©Anne Nicole

À l’aube, dans un bras tranquille du Mékong, une barque chargée de mangues Hoa Lộc glisse entre deux maisons sur pilotis. Un peu plus loin, un moine traverse un pont tandis qu’une pagode dorée se reflète dans l’eau du fleuve. Sur ces rives où l’on vit depuis des siècles au rythme des crues et des saisons, le Mékong n’est pas seulement un cours d’eau : c’est une artère vitale qui relie villes coloniales, villages flottants et temples millénaires. Le remonter, du sud du Vietnam jusqu’aux temples d’Angkor au Cambodge, revient à suivre la colonne vertébrale culturelle de toute l’Indochine.

 

1. Hô Chi Minh-Ville, porte du Mékong

Le voyage en croisière de luxe commence dans l’énergie bouillonnante de Hô Chi Minh-Ville, mégapole de plus de dix millions d’habitants au Vietnam, où le flot continu des scooters semble annoncer celui du fleuve que l’on s’apprête à remonter. Derrière l’agitation permanente, la ville conserve pourtant de nombreux témoignages de son passé colonial. Sur l’ancienne rue Catinat – aujourd’hui Đồng Khởi – la façade jaune de la Saïgon Central Post Office, dessinée à la fin du XIXᵉ siècle, fait face aux briques rouges de la Saïgon Notre-Dame Cathedral Basilica, tandis qu’un peu plus loin le Reunification Palace rappelle l’épisode qui mit fin à la guerre du Vietnam en 1975.

La ville de Saïgon © CroisiEurope

La ville de Saïgon © CroisiEurope

Pour comprendre cette histoire mouvementée, beaucoup de voyageurs passent par le War Remnants Museum. Les photographies et les témoignages qu’il abrite racontent avec une intensité rare les années de conflit qui ont marqué le pays. Mais Hô Chi Minh-Ville ne se résume pas à son passé. Au fil des rues ombragées, les cafés débordent sur les trottoirs et l’on découvre l’une des grandes passions vietnamiennes : le café. Servi très fort dans un petit filtre métallique posé directement sur la tasse, le cà phê sữa đá, mélange de café et de lait concentré sur glace, accompagne souvent les premières heures d’exploration de la ville.

Un autre visage de Saïgon apparaît dans le vaste quartier chinois de Chợ Lớn, où les temples enfumés, les herboristeries et les entrepôts témoignent de plusieurs siècles de commerce entre la Chine et le delta du Mékong. Le grand Bình Tây Market, avec ses allées pleines d’épices, de fruits tropicaux et d’objets du quotidien, reste l’un des lieux les plus vivants de la ville. Non loin de là, la paisible Giác Lâm Pagoda, fondée au XVIIIᵉ siècle, offre un moment de calme au milieu des banians et des statues de Bouddha.

Certains voyageurs prolongent l’exploration jusqu’aux célèbres Củ Chi Tunnels, un réseau souterrain de plus de 200 kilomètres utilisé par les combattants vietcongs pendant la guerre. Rampes étroites, salles camouflées et trappes dissimulées racontent l’ingéniosité d’une guérilla qui a marqué l’histoire du pays. Et lorsque la nuit tombe, la ville révèle encore un autre visage. Lors de l’expérience « Saïgon After Dark », on grimpe à l’arrière d’un scooter pour traverser la ville illuminée, d’un stand de fruits de mer à un petit restaurant vietnamien de rue, avant de terminer la soirée autour d’un concert de musique live. Une façon vibrante de découvrir Saïgon… avant de quitter la grande ville et de s’engager enfin dans les eaux brunes et puissantes du Mékong.

 

2. Le canal de Chao Gao, entrer dans le monde du fleuve

Long de 28 kilomètres, ce passage étroit creusé au début du XXᵉ siècle relie la métropole vietnamienne aux bras du Mékong. L’un des moments forts d’une croisière de luxe sur le Mékong, et la véritable porte d’entrée vers le delta pour les voyageurs. Peu de compagnies possèdent des bateaux assez petits pour s’y promener, et la navigation devient presque intime. Les rives semblent à portée de main et la vie quotidienne se déroule à quelques mètres du bateau. Des barges chargées de sable ou de briques croisent lentement la route des petites barques de pêcheurs. Sur les berges, des enfants jouent au bord de l’eau pendant que des femmes lavent du linge ou préparent le repas dans des maisons ouvertes sur le fleuve. Ici, le Mékong n’est pas seulement un paysage mais une artère commerciale et sociale où circulent marchandises et habitants. Peu à peu, les rives se couvrent de cocotiers d’eau et de végétation tropicale, le tumulte de la grande ville disparaît derrière le sillage du bateau. Devant, le delta s’ouvre comme un immense labyrinthe d’eau. 

Le Canal Chao Gao © CroisiEurope

Le Canal Chao Gao © CroisiEurope

 

3. Mỹ Tho, premières scènes du delta du Mékong

La ville de Mỹ Tho marque l’entrée dans l’un des paysages les plus emblématiques du Vietnam : le delta du Mékong. Ici, le fleuve se divise en une multitude de bras et de canaux, appelés localement arroyos, qui irriguent des vergers et des villages où la vie se déroule presque entièrement au rythme de l’eau.

Le delta du Mekong © CroisiEurope

Le delta du Mekong © CroisiEurope

Pour découvrir cet univers, rien ne vaut une promenade en sampan, ces longues barques traditionnelles à fond plat. Guidée par un rameur, l’embarcation s’enfonce dans des canaux étroits bordés de palmiers d’eau dont les feuilles se rejoignent parfois, formant un tunnel végétal. Le pilote navigue alors sans bruit, à la pagaie. Non loin de là se trouve l’Île Thới Sơn, l’une des îles fertiles qui parsèment le fleuve. Dans les petits jardins familiaux, manguiers, longaniers et papayers croulent sous les fruits tropicaux, les ruches bourdonnent, un vrai week-end autour de la nature où l’on peut déguster un thé parfumé au miel et au citron vert, spécialité locale. 

Le delta se découvre aussi à terre et à vélo. Les chemins serpentent entre les vergers, les rizières et les maisons en bois sur pilotis. On croise des paysans revenant du marché, des enfants en uniforme rentrant de l’école et des autels familiaux décorés d’encens. 

4. Vinh Long – Cai Be, artisanat du delta et vergers

À Vinh Long, l’intérêt ne se limite pas à la ville elle-même : le delta s’ouvre dans toute sa diversité. Une excursion typique commence par une balade en sampan à travers les arroyos, permettant d’accéder à des villages artisanaux. On y découvre notamment les briqueteries, où les ouvriers façonnent les briques à la main et les laissent sécher au soleil. Les visiteurs peuvent observer toutes les étapes du processus, depuis le malaxage de l’argile autrefois prélevée dans la rivière, aujourd’hui dans les rizières, jusqu’au façonnage des briques et à leur cuisson dans d’immenses fours, une technique traditionnelle transmise de génération en génération. Tout cela donne faim ? L’un des snacks locaux, le riz soufflé, est produit dans une multitude d’échoppes plus ou moins grandes. L’occasion d’assister à la torréfaction des grains dans de grandes marmites, et de goûter des galettes de riz arrosées d’alcool de riz.

La ville de Vinh Long © CroisiEurope

La ville de Vinh Long © CroisiEurope

 

5. Sa Dec, histoire coloniale et marchés pittoresques

À Sa Dec, la ville séduit par son charme d’antan et son architecture coloniale. La maison de Huynh Thuy Le, demeure historique rendue célèbre par le roman L’Amant, de Marguerite Duras, est un incontournable : on y découvre les pièces décorées à l’ancienne, les boiseries et les meubles d’époque, qui racontent le quotidien de la haute société vietnamienne du début du XXᵉ siècle.

Sa Đéc Vietnam Mékong coucher de sol © CroisiEurope

Sa Đéc Vietnam Mékong coucher de sol © CroisiEurope

Flâner dans le marché local permet de plonger dans l’ambiance authentique du delta, entre étals de fruits tropicaux, légumes colorés et spécialités locales. Les amateurs d’architecture apprécieront également les maisons coloniales disséminées dans la ville, offrant de belles opportunités pour les photographes et pour comprendre le mélange culturel du Sud Vietnam, aux influences khmers, chinoises et Chams.

Marché Sa Dec © CroisiEurope

Marché Sa Dec © CroisiEurope

 

6. Châu Đốc, notre coup de cœur 

140 km en aval, à Châu Đốc, le delta prend une dimension spectaculaire. Une première étape consiste à visiter les villages de fermes piscicoles flottantes, où les habitants élèvent poissons et crevettes directement sur le fleuve dans des cages et plateformes flottantes. Ces villages témoignent de l’ingéniosité locale et offrent un cadre unique pour la photo. À environ 45 minutes de route, la forêt inondée emblématique de Trà Sư se visite en bateau à rame à travers des canaux étroits bordés de cajeputs : c’est un moment de calme total, ponctué du chant des oiseaux et du clapotis de l’eau. Pour prendre de la hauteur, la Sam Mountain offre une vue exceptionnelle sur le fleuve et les rizières aux alentours, idéale au coucher du soleil. Sur place, on peut aussi visiter des lieux de culte comme le Temple Bà Chúa Xứ et la Tây An Pagoda, qui attirent pèlerins et visiteurs pour leur architecture colorée et leurs fresques religieuses.

 

7. Phnom Penh, capitale royale et mémoire du Cambodge

En fin d’après-midi, sur les quais du Mékong, les Cambodgiens viennent marcher à la fraîche pendant que les vendeurs ambulants installent leurs stands. Derrière cette scène tranquille, Phnom Penh dévoile une autre réalité : celle d’une capitale où se superposent faste royal, mémoire douloureuse et énergie contemporaine. Le cœur monumental se découvre autour du Royal Palace de Phnom Penh. À quelques pas, la Silver Pagoda porte bien son nom : son sol pavé de plaques d’argent et ses trésors religieux témoignent de la richesse artistique du royaume khmer. Plus loin, le National Museum of Cambodia complète la visite avec ses sculptures anciennes, souvent originaires d’Angkor, qui permettent déjà de lire les codes de cet art millénaire.

Jardin du musée national de Phnom Penh © CroisiEurope

Jardin du musée national de Phnom Penh © CroisiEurope

Mais Phnom Penh ne se comprend vraiment qu’en acceptant ses ruptures. Dans une ancienne école transformée en centre de détention, le Tuol Sleng Genocide Museum raconte, sans détour, les années Khmer Rouge. Les salles, laissées presque intactes, imposent une visite silencieuse, à mille lieues du tumulte des marchés. La ville reprend pourtant son souffle ailleurs. Autour de Wat Phnom, les fidèles déposent des offrandes dans une atmosphère apaisée, tandis que quelques rues plus loin, le Central Market Phnom Penh, avec son dôme Art déco, concentre une activité incessante : bijoutiers, marchands de tissus et stands de street food s’y succèdent dans une chaleur moite et parfumée. Pour relier ces différents visages, le tuk-tuk reste le meilleur point d’observation. À hauteur de rue, Phnom Penh se dévoile dans ses détails : façades défraîchies, temples cachés, cafés modernes et circulation dense.

 

8. Oudong, l’ancienne capitale oubliée

À une quarantaine de kilomètres au nord de Phnom Penh, Oudong fut la capitale du Cambodge entre le XVIIᵉ et le XIXᵉ siècle, avant d’être abandonnée en 1866. Aujourd’hui, le site conserve une atmosphère silencieuse, loin des circuits touristiques les plus fréquentés. Le lieu le plus marquant reste la colline d’Oudong, longue crête sur laquelle s’alignent plusieurs stupas royaux, certains contenant les cendres de souverains khmers. L’ascension compte plus de 500 marches, mais elle est ponctuée de petits sanctuaires et de points de vue. Au sommet, le regard porte loin : rizières à perte de vue, villages dispersés et, par temps clair, les eaux du Tonlé Sap à l’horizon. 

Oudong © Piseth Mao

Oudong © Piseth Mao

À proximité, le Vipassana Dhura Meditation Center offre un contraste intéressant. Ce centre de méditation, actif aujourd’hui, accueille des pratiquants venus suivre des retraites silencieuses basées sur la technique Vipassana. L’endroit est austère mais illustre la continuité des pratiques spirituelles dans le pays. Oudong reste ainsi une étape discrète mais essentielle : moins spectaculaire que les temples d’Angkor, elle permet néanmoins de comprendre ce que fut le pouvoir royal khmer avant son apogée monumental.

 

9. Kampong Tralach

À Kampong Tralach, on ne navigue plus sur le Mékong mais sur la rivière Tonlé Sap, qui s’éloigne progressivement des grandes villes pour entrer dans un Cambodge beaucoup plus rural. Lors de cette escale indispensable lors d’une croisière sur le Mékong, on débarque à même la rive, sans infrastructure particulière, avant de rejoindre le Wat Kampong Tralach Leu. Pour y accéder, il faut traverser les rizières par un petit chemin étroit. En saison sèche, la terre est craquelée et ocre ; en saison des pluies, elle devient une mosaïque de parcelles inondées où se reflète le ciel. La pagode et son vihara (salle de prière pour les moines bouddhistes), relativement modestes, se distinguent par leurs fresques murales. Elles racontent des scènes de la vie quotidienne et des danses, ainsi que, très rare, l’épopée indienne de Rāmāyana et des épisodes du bouddhisme, dans un style naïf et coloré, très différent des représentations plus codifiées d’Angkor. L’intérêt ici n’est pas monumental mais ethnographique : observer les moines dans leur quotidien, les enfants qui viennent apprendre ou jouer dans l’enceinte du temple, et comprendre le rôle central de ces lieux dans la vie villageoise.

Le temple de Kampong Tralach au Cambodge © CroisiEurope

Le temple de Kampong Tralach au Cambodge © CroisiEurope

 

10. Kampong Chhnang, le royaume des villages flottants

Kampong Chhnang s’atteint en 3 à 4 heures de navigation, durant laquelle le rapport à l’eau change encore d’échelle. Ici, la rivière se dilate, les rives disparaissent par endroits, et l’habitat lui-même s’adapte à des variations extrêmes du niveau de l’eau, de 6 à 8 mètres entre la saison sèche et la mousson. Les premiers villages apparaissent au fil de la navigation : maisons sur pilotis pouvant atteindre plusieurs mètres de hauteur, ou véritables habitations flottantes ancrées à des bambous.

Le village flottant cambodgien © CroisiEurope

Le village flottant cambodgien © CroisiEurope

Certaines dérivent légèrement au gré du courant, d’autres sont remorquées selon les saisons. Dans ces villages, tout se fait sur l’eau : se déplacer, cuisiner, pêcher, commercer. Même les écoles et les petites épiceries flottent. 

L’approche en bateau permet d’observer ces scènes de très près : enfants pagayant dans des bassines en aluminium, pêcheurs relevant leurs filets cylindriques, femmes préparant le poisson sur des plateformes en bois. La pêche reste ici l’activité principale, notamment grâce à la proximité du Tonlé Sap, l’un des écosystèmes les plus riches d’Asie du Sud-Est. Kampong Chhnang est aussi connue pour son artisanat. Sur la terre ferme, les villages d’Andong Russey, de Bang Skun et Trapeang Sabeu perpétuent la fabrication de poteries traditionnelles depuis le VIe siècle, modelées à la main puis cuites dans des fours séculaires. Le nom même de la ville signifie d’ailleurs “port des marmites”.

Fabrication de poteries traditionnelles © CroisiEurope

Fabrication de poteries traditionnelles © CroisiEurope

 

11. Le Tonlé Sap, un lac qui inverse son cours

En poursuivant vers le Tonlé Sap, le voyage touche à un phénomène unique au monde. Ce lac, le plus grand d’Asie du Sud-Est, voit sa surface multipliée par près de cinq en saison des pluies, passant d’environ 2 500 km² à plus de 12 000 km². Cette transformation spectaculaire est liée à un mécanisme rare : chaque année, sous la pression du Mékong en crue, la rivière Tonlé Sap inverse son sens de circulation. L’eau remonte alors vers le lac, inondant les forêts et les plaines aux alentours. Lorsque la saison sèche revient, le courant repart dans l’autre sens, drainant les eaux vers le Mékong. Ce cycle crée un environnement exceptionnel pour la pêche. Les villages flottants qui s’y installent suivent ce rythme, se déplaçant parfois de plusieurs kilomètres selon le niveau de l’eau. 

La grande rivière de Tonlé Sap © CroisiEurope

La grande rivière de Tonlé Sap © CroisiEurope

Naviguer sur le Tonlé Sap, c’est donc traverser un paysage en perpétuelle mutation. Les rives, bordées de forêts inondées, révèlent les sommets des arbres et des cajeputiers émergeant de l’eau. Entre ces poches vertes, des nappes de jacinthes et de lentilles d’eau dérivent lentement, qu’il faut parfois contourner ou traverser. La faune accompagne chaque moment de navigation : hérons et aigrettes planent au-dessus des eaux calmes, martins-pêcheurs piquent en flèche pour attraper leurs poissons, et parfois même des pélicans ou cigognes se posent au loin.

 

12. Siem Reap, porte d’entrée d’Angkor 

L’arrivée à Siem Reap marque la fin de la navigation, mais pas celle du voyage. La ville, longtemps simple village aux portes des temples, est devenue un point de passage incontournable, tout en conservant une certaine douceur de vivre. Au-delà de son rôle logistique pour les visites d’Angkor, Siem Reap mérite quelques arrêts, notamment pour son artisanat khmer. Dans plusieurs ateliers, il est possible d’observer la sculpture sur pierre ou sur bois, directement inspirée des motifs d’Angkor : apsaras, divinités hindoues, frises florales. Certains artisans reproduisent encore aujourd’hui des techniques anciennes, notamment le polissage manuel et la taille directe, sans moule. Les marchés de la ville permettent aussi de découvrir des objets plus contemporains : textiles en soie, céramiques, objets en rotin. Contrairement à Phnom Penh, l’ambiance y est plus détendue, presque provinciale, avec une activité concentrée en fin de journée lorsque la chaleur retombe.

 

13. Les temples d’Angkor, gravés à jamais en mémoire

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, Angkor s’étend sur plus de 400 km², ce qui en fait l’un des plus vastes ensembles archéologiques au monde. Mais au-delà de sa taille, c’est le niveau de détail de chaque temple qui impressionne. À Angkor Wat, le regard est d’abord attiré par les cinq tours en forme de lotus. Mais en s’approchant, ce sont les bas-reliefs qui captivent : plus de 800 mètres de fresques sculptées racontent des scènes mythologiques, comme le barattage de la mer de lait. Chaque personnage est différent, chaque posture codifiée. Sur certaines galeries, il est encore possible de voir les traces de polissage laissées par les mains des fidèles au fil des siècles. Dans l’enceinte d’Angkor Thom, ancienne capitale royale, le Bayon surprend par ses 54 tours ornées de 216 visages monumentaux. Ces visages, tournés vers les quatre points cardinaux, présentent tous le même sourire énigmatique. En circulant entre les galeries, l’impression est étrange : où que l’on soit, un regard semble suivre les visiteurs. 

Sculptures au temple du Bayon © CroisiEurope

Sculptures au temple du Bayon © CroisiEurope

Tout le monde se masse au lever du soleil face à Angkor Wat, mais il est aussi intéressant de s’écarter de la foule et de jouir de temples moins connus tout seul. À quelques kilomètres, Ta Prohm offre une expérience totalement différente. Ici, la jungle a repris ses droits. Les racines de fromagers géants s’enroulent autour des pierres, soulèvent les murs, traversent les toits. Ce n’est pas une reconstitution : le temple a volontairement été laissé dans cet état pour montrer à quoi ressemblait Angkor lors de sa redécouverte au XIXᵉ siècle. Les plateformes de la Terrasse des Eléphants servaient autrefois de tribune royale. Longue de plus de 300 mètres, elle est décorée de sculptures d’éléphants grandeur nature, dont les trompes semblent sortir du mur. Juste à côté, la Terrasse du Roi Lepreux intrigue par ses murs couverts de figures sculptées en profondeur. Certaines sont presque invisibles au premier regard, dissimulées dans les reliefs, comme si elles avaient été cachées volontairement. 

Temples d'Angkor © CroisiEurope

Temples d’Angkor © CroisiEurope

 

Infos pratiques : organiser une croisière sur le Mékong

Pour parcourir le Mékong dans de bonnes conditions, les croisières fluviales proposées par CroisiEurope offrent un itinéraire structuré entre le sud du Vietnam et le Cambodge, généralement entre Hô Chi Minh-Ville et Siem Reap. La durée varie le plus souvent entre 9 et 13 jours, parfois 17 avec extension, incluant la navigation, les excursions et les visites des temples d’Angkor. Les bateaux, à taille humaine (souvent entre 30 et 60 passagers), permettent d’accéder à des canaux étroits comme le Chao Gao Canal et d’accoster directement dans des villages peu accessibles autrement. Les escales incluent généralement Mỹ Tho, Sa Dec, Châu Đốc ou encore Phnom Penh, avec des excursions guidées (marchés, temples, artisanat, balades en sampan ou à vélo). La formule est en pension complète, avec un accompagnement francophone et des guides locaux à chaque étape. Ce type de croisière permet surtout d’enchaîner les sites sans contrainte logistique, tout en gardant un rythme lent, adapté à la découverte du fleuve et de ses paysages.

Le RV lan diep sur le mekong © CroisiEurope

Le RV lan diep sur le mekong © CroisiEurope

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