Tout savoir sur l’Amanvari, le nouvel hôtel Aman au Mexique

Hôtels & Chambres d'hôtes

18AOÛT. 2026

newsletter

Hôtels & Chambres d'hôtes

Tout savoir sur l’Amanvari, le nouvel hôtel Aman au Mexique

18 AOûT . 2026

Écrit par Jean-Michel de Alberti

Le groupe hôtelier AMAN a ouvert le 1er août sa première maison mexicaine : dix-huit casitas posées sur la plage, sous la ligne bleue de la Sierra de la Laguna. Une adresse confidentielle au bord d'une mer que Cousteau appelait l'aquarium du monde.

Les paysages de la péninsule de Baja promettent d’être au cœur de l’expérience de l’Amanvari © AMAN

Les paysages de la péninsule de Baja promettent d’être au cœur de l’expérience de l’Amanvari © AMAN

La route qui remonte au nord de San José del Cabo abandonne les grands resorts après une vingtaine de minutes ; commence alors l’East Cape, une côte de sable clair où le désert descend jusqu’à l’eau. C’est là qu’Aman a ouvert son premier hôtel de luxe au Mexique le 1er août 2026, dix-huit casitas glissées entre un estuaire et la mer de Cortés, sous la ligne bleue de la Sierra de la Laguna.

La mer, ici, ne ressemble à aucune autre. Jacques-Yves Cousteau l’avait baptisée l’aquarium du monde ; on y recense quelque neuf cents espèces de poissons et 39 % des espèces de mammifères marins de la planète. Les baleines à bosse y viennent mettre bas de décembre à avril ; les raies mobula s’y rassemblent au printemps en nuages sombres que l’on aperçoit depuis le pont d’un bateau. Protégée par la péninsule, l’eau reste tiède et lisse quand le Pacifique, de l’autre côté des montagnes, brasse ses rouleaux.

À une demi-heure de route au sud, on trouve Cabo Pulmo. Le récif corallien, l’un des rares du Pacifique oriental, datant de plus de vingt mille ans ; John Steinbeck l’avait décrit en 1951 dans le journal de son expédition dans la mer de Cortés. Les villageois, ruinés par la surpêche, obtinrent en 1995 la création d’un parc national et se firent eux-mêmes gardiens de l’interdiction de pêcher. Entre 1999 et 2009, la biomasse de poissons y a augmenté de 463 %, celle des grands prédateurs a été multipliée par onze ; l’UNESCO a inscrit le site au patrimoine mondial en 2005. On plonge aujourd’hui au milieu de bancs de carangues si denses qu’ils font écran au soleil.

La vue sur la mer de l'hôtel de luxe © AMAN

La vue sur la mer de l’hôtel de luxe © AMAN

Derrière l’hôtel-spa de luxe, la Sierra de la Laguna, réserve de biosphère, réserve une autre surprise : au-dessus de la ceinture de cactus poussent des chênes et des pins, vestiges d’un climat plus ancien, et les canyons abritent des palmeraies, des vasques d’eau douce et des cascades vers Santiago, vieux village de mission fondé par les jésuites au XVIIIe siècle. On y monte à cheval au petit matin, quand le désert sent encore la sauge mouillée.

L’Amanvari a été dessiné en harmonie avec ce paysage. Le parcours part de l’entrée, traverse Casa Grande, atrium ouvert suspendu au-dessus de l’eau, et se poursuit jusqu’au sable. Les casitas de 82 mètres carrés intérieurs prolongés par des terrasses atteignant 200 mètres carrés, avec piscine chauffée de dix mètres, douche extérieure et cheminée ; certaines surplombent l’estuaire, où les hérons pêchent à l’aube, d’autres ont vue sur la mer. Le bois, la pierre et un béton blanc brut appliqué à la main par des artisans locaux composent une palette de sable et d’ombre, complétée de céramiques et d’œuvres commandées à des artisans mexicains.

Une Casita de l'hôtel de luxe © AMAN

Une Casita de l’hôtel de luxe © AMAN

Le spa occupe 660 mètres carrés et s’organise autour d’un temazcal, ce bain de vapeur mésoaméricain où l’on entre courbé, dans le noir, pour une cérémonie de renaissance ; c’est la première fois qu’Aman propose cette activité de bien-être. Deux pavillons d’hydrothérapie abritent un banya et un hammam, six cabines complètent l’ensemble, et le pavillon de yoga s’ouvre sur le vent du large.

L'espace bien-être de l'hôtel de luxe © AMAN

L’espace bien-être de l’hôtel de luxe © AMAN

À table, Luma travaille la cuisine côtière mexicaine au feu de bois, poissons du jour, palourdes chocolat, viandes sur la braise ; Arva, l’enseigne italienne du groupe, décline une cuisine de récolte ; Sesui aligne dix places à son comptoir d’omakase, face à la plage. Une grande partie des légumes vient des dix-huit acres de fermes et de vergers biologiques du domaine.

Le restaurant Arva © AMAN

Le restaurant Arva © AMAN

Le reste du séjour se joue dehors : quatre kilomètres de plage baignable, denrée rare sur cette péninsule, la voile, la pêche au marlin, les sentiers de la sierra, les villages de Los Barriles et de La Ribera où l’on s’arrête pour un taco de poisson.

Amanvari
18 clés, prix à partir de 3 200 euros
East Cape, Costa Palmas, Baja California Sur, Mexique
Site officiel de l’établissement

Ajouter à mes favoris Supprimer de mes favoris
Alpine x Lacoste, l’élégance française passe par la ligne

Alpine x Lacoste, l’élégance française passe par la ligne