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Les secrets de l’Ehra la dernière voiture signée RUF
27 SEPTEMBRE . 2026
Il existe encore des marques qui n’aiment ni le bruit, ni la lumière. Débarquée sans tapis rouge ou déluge de posts Insta’, la dernière création du constructeur allemand RUF vient de sortir, dans la discrétion qui lui est chère, son nouveau modèle : EHRA. Un nom de circuit automobile, théâtre d’une victoire fondatrice pour la marque. Et au programme, une GT aux lignes sculptées, au pédigré assumé, et une certaine idée de l’automobile. Découverte.

L’intérieur de l’Ehra © RUF Automobile
À première vue, l’auto semble familière. Très familière même. Pourtant les connaisseurs de deux écoles, ne s’y tromperont pas. L’Ehra ne ressemble de fait à aucune autre. Sa structure monocoque en carbone, développée chez RUF, dévoile une carrosserie aux surfaces tendues, dessinées avec autant de précision que de retenue. Au-delà de l’esthétique seule, des volumes qui s’élargissent avec souplesse, des ouvertures qui se fondent dans la silhouette pour répondre à une aérodynamique discrète mais intraitable.

L’Ehra © RUF Automobile
Sous cette robe tirée au cordeau, un flat-six biturbo de 3,6 litres développant 650 chevaux. En clair, 6 cylindres du moteur positionnés à l’horizontale, face à face (3 de chaque côté), comme les poings de deux boxeurs, et équipé de deux turbocompresseurs pour une puissance équivalant à celle de 6 citadines modernes réunies. Cela et une boîte manuelle à sept rapports. Un choix en forme de marqueur qui en dit long sur la philosophie de Ruf. Et celle de sa clientèle. Car chez Ruf, l’on construit des autos pour celles et ceux qui aiment conduire et sentir, dans le levier, le passage des rapports, le relâchement des tours. La mécanique s’installe alors dans un dialogue entre montée de régimes et chiffres décoiffants, là même où la sensation devient reine.
Une philosophie que l’on retrouve jusque dans l’architecture de l’Ehra. Double triangulation aux quatre roues, amortisseurs horizontaux actionnés par pushrod (un système permettant d’améliorer la précision et le contrôle), transmission intégrale variable. La nouvelle GT de Ruf ne laisse rien au hasard grâce à une technologie de compétition, qui reste au service de la route. Car la belle est faite pour rouler, partir loin, accumuler les kilomètres et retrouver, au détour d’une escapade, ce qui fait encore tout le sel de l’automobile : la mécanique au service de la liberté.

L’Ehra © RUF Automobile
La liberté, ici, ne se mesure ni en chevaux ni en algorithmes. Elle se niche dans des gestes devenus en passe de devenir anciens, une main sur le volant, l’autre sur le levier de vitesses, le moteur pétillant derrière les épaules. C’est sans doute là que réside la singularité de l’Ehra. À l’heure où l’automobile s’abandonne à l’automatisation et à l’abstraction numérique, la nouvelle création de RUF fait le choix de l’humain, un conducteur pleinement impliqué, acteur de sa trajectoire.
Son nom n’a d’ailleurs rien d’anodin. Ehra renvoie au circuit d’Ehra-Lessien, où RUF signait en 1987 l’un des épisodes fondateurs de son histoire en atteignant 340 km/h. Plus qu’une célébration de la vitesse, l’EHRA apparaît comme une ode à la précision mécanique et à cette idée, presque intemporelle, selon laquelle l’automobile demeure avant tout une invitation au voyage.
RUF Automobile,
www.ruf-automobile.de

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