Hôtels & Chambres d'hôtes
Les plus belles maisons d’hôtes pour un séjour d’automne/d’hiver
21 OCTOBRE . 2026
Un feu de cheminée, un coin de campagne et un accueil douillet : voici 5 maisons d’hôtes aux quatre coins de la France où l'on rêve déjà d’hiberner.

Les plus belles maisons d’hôtes pour un séjour d’automne/d’hiver © Moulin Moulin
Les jours raccourcissent, le thermomètre dégringole, la fatigue devient saisonnière : autant de bonnes raisons de partir à la campagne sans culpabiliser de ne rien y faire ! On connaît justement quelques maisons où regarder la pluie tomber au coin d’une cheminée fait partie du programme. Un moulin près de la mer, un château dans le Berry, un ancien presbytère avec table étoilée… Voici cinq maisons d’hôtes de charme à investir dès les premiers frimas.
1. Moulin Moulin, l’hiver vintage sur la Côte d’Opale
Où ? À Dannes, entre Hardelot et Le Touquet, à trois kilomètres de la plage, la maison d’hôtes Moulin Moulin occupe l’ancien corps de logis d’une minoterie au bord d’un étang. Jérémy et son compagnon Nicolas y ont imaginé quatre chambres portant les prénoms de leurs grands-mères – Anne-Marie, Nina, Élia, Claude – auxquelles s’ajoutent deux suites indépendantes en rez-de-jardin et la Maison du Meunier, un cottage pour quatre personnes.

© Moulin Moulin
Pourquoi on aime s’y réfugier ? D’abord pour les intérieurs, soignés et très personnels. Cette maison de campagne réinventée n’a heureusement rien du décor très beige et trop sage vu mille fois sur Pinterest : le couple a plutôt assemblé meubles de famille, trouvailles chinées des années 1950-1970, luminaires contemporains et objets de curiosité dans un chaleureux imbroglio. On trouve ici un ancien coffre ayant appartenu au grand-père de Nicolas, transformé en bureau (horaires de cars d’époque toujours collés à l’intérieur), plus loin quelques pièces vintage signées Pierre Paulin ou Eames… L’ensemble ne manque ni de goût ni de cachet !

© Moulin Moulin
À l’extérieur, l’étang, les pontons, la barque et le jardin presque sauvage achèvent de faire oublier l’heure. Des vélos permettent de rejoindre les environs, les dunes du mont Saint-Frieux et la plage (que l’on peut aussi gagner à pied). Et quand la météo de la Côte d’Opale décide de faire des siennes ? Pas grave, on est très bien dedans : cheminée, salon de lecture, honesty bar et salle à manger avec une vue panoramique sur l’étang, pour étirer le petit-déjeuner aussi longtemps qu’il le faudra pendant que Nicolas et Jérémy partagent leurs bons plans… La plage attendra !
Moulin Moulin
4 chambres, 2 suites et un cottage
À partir de 118 € la nuit, petit-déjeuner inclus
40 rue du Centre, 62187 Dannes.
2. Le Prieuré Saint-Nicolas de Campagnac, parenthèse monacale
Où ? À Sainte-Anastasie, entre Nîmes et les Cévennes, au milieu de douze hectares verdure surplombant le Gardon. Fondé au XIIe siècle, le Prieuré Saint-Nicolas de Campagnac rassemble sept bâtiments, dont quatre inscrits aux Monuments historiques. Pauline et Arnaud Le Bihan l’ont repris en 2020 et restauré pendant trois ans : depuis 2023, on y dort dans deux maisons d’hôtes aménagées dans l’ancien cloître et le réfectoire.

© Prieuré Saint-Nicolas
Pourquoi on aime s’y réfugier ? Pour le silence des murs et le décor à l’unisson : blanc, pierre ancienne, béton ciré, bois et lignes épurées… Épaulée par le père et le frère d’Arnaud, tous deux architectes, Pauline Le Bihan a misé sur une sobriété que l’on pourrait presque qualifier de monacale si quelques détails design ne venaient pas ça et là rompre la règle. Mais on est encore loin de dormir sur une paillasse : la maison fait bien au contraire montre d’un confort très exigeant, avec literie cinq étoiles, draps Garnier Thiebaut, produits L:a Bruket, grandes fenêtres ouvertes sur le paysage et, dans certaines suites, balcon ou terrasse.

© Prieuré Saint-Nicolas
Et puis il y a le salon du cloître, avec ses grands canapés et sa cheminée en pierre, et la cuisine au look rustique – deux solides arguments pour venir se lover hors saison. Le domaine vit aussi au rythme de son chai, où l’on vient déguster vins régionaux et productions maison, et d’une programmation d’expositions, concerts et dîners ponctuels. Bon à savoir si l’on veut revenir en été : aux beaux jours, le restaurant éphémère Locus Solus s’installe sur les terrasses, avec une courte carte de saison. Le domaine possède également une piscine d’eau naturelle.
Prieuré Saint-Nicolas de Campagnac
11 chambres d’hôtes, à partir de 185 € la nuit, petit-déjeuner inclus
Saint-Nicolas de Campagnac, Cante Reinard E, 30190 Sainte-Anastasie
3. Le Château d’Ainay-le-Vieil, derrière les remparts
Où ? Dans le Berry, au sud de Bourges. Avec ses douves en eau, ses tours rondes et son enceinte fortifiée, le Château d’Ainay-le-Vieil a conservé son allure de forteresse médiévale, à laquelle s’est greffé au fil des siècles un élégant logis gothique et Renaissance. Plus étonnant encore : la même famille en est propriétaire depuis 1467 ! Et grâce à une importante campagne de restauration engagée en 2019 et achevée en 2026 pour les dernières parties du châtelet, on peut désormais prolonger la visite du domaine… Par une nuit sur place.

© Le Château d’Ainay-le-Vieil
Pourquoi on aime s’y réfugier ? Pour le privilège d’être hôte au château, d’y rester quand les derniers visiteurs ont quitté les lieux ! La séduisante Chambre des Remparts se niche en duplex dans l’une des tours médiévales ; les quatre autres chambres sont installées dans le logis Renaissance, parmi le mobilier ancien, les portraits de famille et les références accumulées par près de six siècles d’histoire – Ainay-le-Vieil renferme notamment des souvenirs liés aux Colbert, à Marie-Antoinette et à Napoléon. Les hôtes se partagent un grand salon où prendre le petit-déjeuner, boire un verre ou regarder un film… Le matin, ils disposent d’un accès privilégié à la roseraie, avant l’arrivée des visiteurs. Les jardins, avec leurs canaux, leurs chartreuses, leur verger et leurs jardins d’eau Renaissance seront évidemment plus généreux au printemps, mais le charme romanesque des lieux (prendre son petit-déjeuner dans un château encore silencieux, marcher le long des douves…) n’a évidemment pas de saison !
Château d’Ainay-le-Vieil
5 chambres d’hôtes, à partir de 290 € la nuit pour deux, petit-déjeuner inclus
7 rue du Château, 18200 Ainay-le-Vieil
4. Auberge Sauvage, séjour étoilé
Où ? À Servon, petit village posé dans la baie du Mont-Saint-Michel. Thomas Benady et Jessica Schein ont investi en 2020 un ancien presbytère du XVIe siècle entouré d’un jardin, de vergers et d’un potager. Derrière ses murs, seulement trois chambres : Passiflore, Berce et Mélisse, et surtout l’une des tables les plus intéressantes du secteur.

© Auberge Sauvage
Pourquoi on aime s’y réfugier ? En grande partie pour le dîner, peut-être la plus belle partie du voyage. À la table de l’Auberge Sauvage, étoilée au Guide Michelin, Thomas Benady cuisine au plus près de son environnement : légumes du potager, cueillette sauvage, petite pêche de la baie, producteurs voisins, fermentations et préparations maison garnissent des assiettes de saison qui font honneur à la région. Dans les chambres aussi, la nature abonde. Bois, lin, laine et matières brutes s’assortissent de couleurs terreuses, tissant un décor sobre mais chaleureux. Après plusieurs heures à table, aucune voiture à reprendre : on grimpe simplement quelques marches pour se coucher à l’étage. Le lendemain, on se perd dans la campagne manchoise ou on prend la direction de la baie du Mont-Saint-Michel, à quelques minutes.
Auberge Sauvage
3 chambres d’hôtes, à partir de 390 € pour deux avec la nuit, les dîners et les petits-déjeuners (hors boissons et fromage)
3 place Saint-Martin, 50170 Servon
5. La Roquerie, l’esprit cottage anglais
Où ? À Bonneville-la-Louvet, au cœur du Pays d’Auge, à une vingtaine de minutes de Deauville et d’Honfleur. Aurélie Debiève a déniché, entre les haras et les pommiers, cet ancien pressoir du XVIIe siècle devenu en 2026 une maison d’hôtes de sept chambres, dont cinq ouvertes à la réservation individuelle. Une adresse normande jusqu’au bout de ses colombages, mais avec un sérieux penchant pour l’art de vivre britannique.
Pourquoi on aime s’y réfugier ? Pour son esprit country house, qui nous ferait presque oublier de quel côté de la Manche on loge. Les velours sont généreux, les motifs s’invitent sur les tissus, les meubles chinés côtoient les livres et les objets accumulés avec goût… On doit cette atmosphère délicieusement british (et garantie sans austérité) à Aurélie Debiève, passée par Hermès et LVMH. Une maison de campagne chic, certes, mais où l’on se sent suffisamment à l’aise pour abandonner ses bottes dans l’entrée.

© La Roquerie Farmhouse
Le programme ? Une promenade autour de l’étang, un détour par le jardin pour saluer les chèvres et les canards, puis un retour au cottage sans trop se faire prier pour un bain chaud ou quelques heures au coin du feu. On aime particulièrement la serre d’hiver, installée dans le jardin et chauffée par un poêle à bois : un petit luxe pour les frileux ! Le vendredi soir, on accueille le week-end autour de la grande table de ferme, où le chef Bastien de Changy prépare pour les hôtes un menu unique inspiré du potager et des producteurs voisins. Voilà une étape qui pourrait bien nous réconcilier avec la saison des pluies !
La Roquerie Farmhouse
À partir de 250 € la nuit, petit-déjeuner inclus. Séjour de deux nuits minimum.
2572 Rte de Blangy, 14130 Bonneville-la-Louvet