Gastronomie
Où boire un bon saké à Paris ?
02 MARS . 2026
Traditionnellement appelée nihonshu, cette boisson à base de riz fermenté star du Soleil-Levant s’installe désormais sur les tables dans les plus belles adresses parisiennes. Oubliez tous les préjugés que vous aviez sur cette boisson et réveillez le saké-samouraï qui sommeille en vous. Lisses ou twistés en cocktails, dans un bar, une épicerie ou un izakaya, ces brasseries conviviales où l’on partage des tapas nippones, voici les 10 adresses incontournables des meilleurs bar à sakés de Paris.

Un saké pétillant proposé à la Maison du Saké © La Maison du Saké
La maison du saké
Que vous soyez ou non un initié au rituel du saké, cette adresse est une étape à faire absolument. Aux manettes, Youlin Ly, un des pionniers du saké dans la capitale. Après plusieurs séjours au Japon et l’ouverture d’un premier bar Izakaya à succès il y a 20 ans, il fonde en 2010 une des meilleures adresses japonaises de Paris avec la tablé étoilée Sola (connue pour ses accords mets et saké), suivi de la Maison du saké en 2015. L’idée ? Démocratiser au plus grand nombre cette boisson encore très peu connue du public français. Divisé en plusieurs espaces (la boutique et sa sélection de 130 références de sakés, un restaurant et un bar au sein de la même enseigne), c’est dans le sous-sol aménagé que se tient le bar, une adresse presque secrète, tenue à l’abri des regards.

La façade de la Maison du Saké rue Tiquetonne © Christophe Meireis
Dans le verre : une impressionnante sélection de sakés, comprenant une des plus importantes cartes de sakés pétillants de Paris, mais aussi des cocktails originaux comme le dirty saketini, une potion mêlant saké, vermouth, poire, gin et olives. Pour la faim, quelques finger food sont proposés tels les onigiris, onigiri et assiettes de tofu caramélisé.
La Maison du Saké
11, rue Tiquetonne, Paris 2e
Ouvert du lundi au samedi jusqu’à 1h et 2h du matin le week-end
Compter 13 euros le dirtysaketini, 7 à 10 euros les plats
Minato
Planqué entre la rue Saint-Anne et la BNF Richelieu, c’est LE lieu où se retrouver entre amis après le travail. Ouvert en 2015 par Naoki, un adorable franco-japonais anciennement graphiste, cette bonne adresse est amplement fréquentée par les habitués du quartier, les fans de culture nippone et les expats japonais en mal du pays. La particularité ? Le Karaoké. Pour y accéder, il faudra aller jusqu’au sous-sol pour découvrir ce karaoké japonais 2.0 qui reproduit une playlist internationale (principalement asiatique et anglo-saxonne) pour chanter à tue-tête autour de quelques bons verres de saké et de délicieux cocktails à base d’umeshu.

Une des meilleures adresses où boire du saké © Minato
Dans le verre : des sakés pures comme le Rujin Dragon God, très savoureux et adaptés à un palais européen, des cocktails comme un saké-tonic mais aussi des infusions d’alcools coupés au piment ou aux agrumes pour les cocktails et des liqueurs japonaises. L’originalité : les sakés sont servis dans les ochoko, des petites tasses à service du rituel à saké. Gare à ne pas finir trop vite, cela oblige votre voisin à vous resservir à l’infini ! Coup de cœur pour l’umeshu-tonic, à base de prunes de Wakayama.
Minato
5, rue de Louvois, Paris 2e
Ouvert tous les jours de 18h à 1h30, dès 16h le week-end
Compter 10 euros le verre de saké, 8 à 12 euros le cocktail
Sola cave et céramique
Caviste, céramiste, lieu de vie avec des ateliers et table d’hôtes, Sola c’est tout ça à la fois. Cette prestigieuse annexe du restaurant étoilé portant le même nom offre une parenthèse de zénitude depuis la petite cour verdoyante où se tient la cave et la boutique d’objets en céramiques créés sur place. Un lieu confidentiel et hors du temps en plein cœur du 5e arrondissement.

Cave et atelier de céramique, l’adresse insolite pour boire un très bon saké © Sola Cave et céramique
Dans le verre : pas moins de 80 références de sakés, soigneusement sélectionnées par l’équipe composée entre autres de Lora Terrade, une saké sommelière experte dans la promotion du saké en France. Pour la faim ? Pour la partie table de chef, des accords mets et saké façon Omakase, comprenez : l’art de faire confiance, avec des plats choisis par le chef dans le menu. Pour un verre sur le pouce, on grignote une sélection de fromages et charcuterie à partager.
Sola cave et céramique
6, rue Maître Albert, Paris 5e
Ouvert du mardi au samedi
Compter 8 euros le verre de saké, 10 euros la planche
Omasaké
Haut lieu de la gastronomie nippone, pour ne pas dire un des meilleurs restaurant japonais de Paris, 24/7 se distingue par son généreux bar à saké et whisky japonais. Direction l’Odyssée de l’espace dans un écrin imaginé par les architectes Sala Hars complètement futuriste fait de métal et jeux de lumières colorées qui a ouvert ses portes en 2023. Divisé en deux étages (Omasaké pour le bar au rez-de-chaussée et le restaurant de chef à l’étage), 24/7 est une invitation au voyage où se rencontrent la tradition et la modernité et des ambiances contrastées entre les différents étages, le tout dans un espace unique, comme au Japon.

L’intérieur du restaurant Omasaké, aux allures de films de Kukrick © 11h45
Dans le verre : Difficile de choisir ! Dans la cave à saké : six sakés du moment triés sur le volet provenant des 4 coins du Japon, suivi d’une sélection fleuve de 10 pages avec le meilleur de la tradition, à savoir des sakés Junmai de très haute qualité et des bouteilles de pétillants. Pour la faim, pas la peine de se déplacer. Le chef Tomoyuki Yoshinaga a élaboré des assiettes à partager qui n’ont rien à envier à celle du sushi bar à l’étage comme les amuses-bouches du jour, des mochis de pomme de terre, shiso et noix de pécan ou encore un thon rouge travaillé en sashimi et tartare orné de caviar osciètre.
Omakasé
27, rue du 4 septembre, Paris 2e
Ouvert du mardi au samedi de 19h à minuit
Compter 14 à 42 euros le verre, 14 euros les amuses-bouches et 34 euros le thon
Stand Tora
Dans la famille Kunitoraya, ce bar presque caché au décor feutré où seul un petit groupe pourra s’y faufiler, fait l’impasse sur les menus des autres enseignes et propose une sélection de 7 sakés d’excellence. Le concept ? Une ambiance très intimiste flirtant avec l’esprit d’un speakeasy luxueux, mais sans chaises, une mode qui fait fureur au Japon. Pour commander, on s’assoie parmi les huit tabourets de l’unique comptoir face à Masumi Nomoto, concoctant les boissons d’un geste méticuleux et très délicat sur fond de musique jazz. Immersion en terres nippones garantie !

L’adresse façon Jazz Kissa © Stand Tora
Dans le verre : sept références de sakés provenant de la région de Kochi, célébrée pour ses brasseries centenaires et sa grande production de Yuzu. Plutôt secs et légers, ces sakés se boivent au verre, avec une version plus fruitée comme le akitora ou le Keigetsu, une cuvée prestigieuse de saké pétillant. À côté, de petites assiettes à partager et d’authentiques wagashi, ces petites pâtisseries florales couleurs pastel confectionnées artisanalement sur place.
Stand Tora
6, rue de la Sourdière, Paris 1er
Ouvert de 18h à 23h du mardi au samedi
Compter 14 euros pour le verre de saké
Onii San
Rendez-vous au cœur du Marais pour un izakaya branché à l’allure déjantée, alias « the place to be » pour boire un bon saké selon leurs mots. Depuis 6 ans, l’équipe d’Arthur Cohen bousculent les codes du traditionnel izakaya tokyoïte pour mêler ses diverses passions, dont le temaki, qu’il importe bien avant la vague de bars à n-roll qui existent aujourd’hui un peu partout dans la capitale. C’est dans un joyeux décor coloré à mi-chemin entre le kitsch et le design que prend place ce micro-bistrot qui propose une carte très gourmande accompagnée .. de sakés évidemment !

Onii San, une très belle adresse pour déguster du saké © Onii San
Dans le verre : des sakés hauts-de-gamme comme la prestigieuse cuvée kameizumi, junmai daiginjo aux notes de pomme à déguster bien frais dans un verre chiné au Japon ou un cocktail aux saveurs de Tokyo comme le Yuzu highball. À picorer : le toro sando, plat phare du bistrot à base de thon gras et mayonnaise au wasabi, mais aussi les temaki et champignons shiitakés rôtis et sobas à la carte.
Onii San
82, rue des Archives, Paris 3e
Ouvert tous les jours
Compter 20 à 38 euros le verre de saké, 28 euros le toro sando et 7 à 12 euros les temaki
TOMO
Depuis 10 ans, cette pâtisserie de haute volée fait briller l’excellence nippone depuis ses deux adresses parisiennes. Sa spécialité maison ? Les dorayaki, ces petits pancakes fourrés à la pâte de haricots rouges préparés sous vos yeux et qui justifient la longue queue d’attente chaque jour devant la boutique du 2e arr. Toujours en quête de plus d’originalité, le propriétaire fou de Japon transforme tous les soirs sa seconde adresse à Odéon en bar à saké.

TOMO, l’adresse nippone du 6e arrondissement pour boire du saké © TOMO
Dans les verres : une carte courte mais efficace avec une sélection de trois sakés sourcés chez Madame Saké, déclinés en version plus fruité, minéral et sec, mais aussi des liqueurs de fruits (yuzu, umeshu,..). Pour la faim, les pâtisseries du jour laissent place à des mets salés tels que l’Omurice, une omelette japonaise ou la star de l’apéro à la sauce nippone : l’Isobe yaki, un met grillé à base de riz enveloppé d’une algue nori dans une sauce sucrée-salée, un délice !
TOMO
16, rue Grégoire de Tours, Paris 6e
Compter 9 euros le verre, 10 euros les 3 shots et 12 euros les trois pièces d’isobe yaki
Zakuro
Ce bistrot reprenant le concept de l’izakaya revisité avec des plats plus élaborés, est surtout une affaire familiale. Aux commandes, Go Sato et sa mère Atsuko Sakamoto mitonnent ensemble de bons petits plats mijotés accompagnés de boissons au saké, shochus et awamori, une boisson à base de distillation de riz que s’efforce de populariser ce saké-sommelier. Le plus ? Son décor de brasserie tokyoïte avec son comptoir en bois ouvert sur la cuisine et ses lampions et rideaux japonais pour une expérience authentique.

Un bistrot japonais façon izakaya où boire un très bon saké à Paris © lephotographedudimanche
Dans le verre : une large sélection de sakés allant des versions plus audacieuses comme le Wakasé x L’atelier du saké Ispahan Rose aux sakés plus traditionnels Kenbishi en passant par les bouteilles pétillantes à partager. Dans la même lignée, la carte des soshus est assez fournie également avec 9 déclinaisons de cette boisson fermentée à base de patate douce, de riz, d’orge, ou encore de sarrasin.
Zakuro
4, rue du Port-Mahon, Paris 2e
Ouvert le midi et le soir du mardi au samedi
Compter 10 à 15 euros pour le verre de saké
O-komé
Dans cette échoppe très kawai, le fondateur Gilles Oriol attire les gourmands accros à l’onigiri comme les amateurs de bon saké japonais. C’est suite à un séjour de deux ans au Japon qu’il se passionne pour cet univers: depuis, il exporte le meilleur en travaillant directement avec les producteurs au Japon avec qui il s’est fidélisé, et particulièrement ceux de la préfecture Niigata, reconnue pour ses riz de très grande qualité. Ce détail d’un sourcing irréprochable se retrouve dans les fins sakés et onigiris à déguster sur place ou à emporter, mais aussi les produits de la partie épicerie.

L’adresse authentique O-komé © O-komé
Dans le verre : le saké junmai ginjo, une belle bouteille à l’arôme très délicat, ou alors le manotsuru miku, plutôt adapté aux palais expérimentés. Plus festif, le saké pétillant hanabi est une bonne alternative pour l’heure de l’apéritif. Et pour la faim ? L’onigiri bien sûr ! Particulièrement esthétique et très nourrissant, cet ancien pique-nique de samouraï se décline en plusieurs versions délicieuses, réalisées devant vos yeux par un duo de nippones spécialisées dans l’art de l’onigiri. Visez plutôt : la version trois algues au kombu mijoté ou celle à l’uméboshi, la prune salée, une tuerie !
O-komé
34, rue Dauphine, Paris 6e
Ouvert tous les jours jusqu’à 20h
Compter 12 euros pour les verres de sakés et liqueur
Irasshai
Le rendez-vous est pris dans le temps de la gastronomie japonaise à Paris. Étape incontournable de la capitale pour les amoureux du Japon, cette épicerie géante fait également office de café-restaurant. À partir de 18h, le Kissaba-bar et ses comptoirs en bois se transforment en véritable bar à alcool, les pâtisseries et matcha lattés laissant place aux dégustations de sakés, liqueurs et une carte salée.

La devanture d’Irasshai © Irasshai
Dans les verres : une longue carte de sakés traditionnels ou modernes (agrémentés de saveurs fruités, florales et exotiques) de 20 références, mais aussi la possibilité d’opter pour l’omakase, c’est-à-dire le set découverte comprenant 3 ou 5 verres au choix sélectionnés par le sommelier. La carte des liqueurs de fruits n’est pas plus courte entre 6 types de liqueurs umeshu (prune), 4 au Yuzu (citron), et 6 liqueurs variées en plus. À grignoter : une farandole de gyozas, edadame, korokké (croquettes de pommes de terre) et sashimis.
Irasshai
40, rue du Louvre, Paris 1er
Ouvert tous les jours jusuqu’à 23h, 22h le dimanche
Compter 13 euros le set Omakase, de 3 à 27 euros les verres de sakés
Mais aussi :
Pour les connaisseurs confirmés ou les néophytes, des ateliers de dégustation et de découvertes sont proposés dans les meilleurs ateliers de Paris, à savoir : l’atelier du saké et sa sommelière d’excellence.

Une dégustation de saké © La Maison de Saké
Pour aller plus loin, Maryam Masure et sa brigade de sommeliers proposent des workshop et ateliers de formation à l’art du saké ainsi que des dégustations. Véritable ambassadrice de cet art centenaire, elle promeut et assure la démocratisation du saké auprès des européens et plus de 40 références importées par leurs soins du Japon. Pour plus d’infos : L’Atelier du Saké.com
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