Les meilleures adresses pour un week-end à Ostende

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31MARS. 2026

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Les meilleures adresses pour un week-end à Ostende

31 MARS . 2026

Écrit par Alain Maurice

Avec ses plages immenses et ses « vagues de dunes pour arrêter les vagues », Ostende embrasse la mer du Nord. La station balnéaire flamande est une ville portuaire au caractère bien trempé, un lieu de villégiature différent des autres. Un peintre inclassable, un chanteur décalé, un prince de la soul y ont puisé leur inspiration. Une croquette aux crevettes est un summum de la belgitude. Le ciel est gris ? Ostende réserve tant de surprises qu’on peut bien lui pardonner !

De Haan © Louise Grenadine

De Haan © Louise Grenadine

Entre la France à gauche et les Pays-Bas de l’autre côté, la côte belge s’étire sur 67 kilomètres. Ostende est posée au milieu. Après avoir traversé des polders brumeux, un train régional entre en gare. Une belle gare Belle Époque. Le charme opère aussitôt, le cri des mouettes donne le ton. Sur la promenade Albert-Ier, des bâtiments modernes se mêlent à des façades Art déco, témoignant des profondes transformations que l’architecture a subies après la Seconde Guerre mondiale. « Au lieu de m’noyer dans un verre Je m’suis baladé dans le printemps » chantait Arno, disparu en 2022. L’enfant d’Ostende s’est approprié l’esprit de la ville comme personne.

 

Aussi convoitée que Venise ! 

A la fin du XIXème, Léopold II, « roi des Belges et des Belles », fit d’Ostende la station balnéaire la plus majestueuse de la mer du Nord, « la Reine des plages ». La ville prend des allures royales. Une résidence d’été est édifiée dans la Langestraat, face de la mer ; une jetée-promenade, un hippodrome, un Casino, un Palais des Thermes ; une église Saints Pierre et Paul, des Galeries royales. Une gare ! Bien sûr des hôtels de luxe, sur le modèle des stations mondaines de la côte anglaise. La gentry européenne se bouscule, le gotha des artistes se produit au Kursaal (le Casino). Ostende est aussi convoitée que Venise ! Charlotte Brontë et Lord Byron popularisent la ville outre-manche. Des ferries font la navette entre Douvres et Ostende, amenant des centaines de touristes britanniques. Derrière les villas cossues, des ruelles sombres sont jalonnées de bars… 

 

On pose ses valises dans un hébergement … stylé

On aurait pu séjourner à l’Hôtel du Parc, un établissement fin-de-siècle à deux pas de la mer, transformé en joyau de l’architecture Art déco dans les années 1920. Restauré de pied en cap un siècle plus tard, l’hôtel a soigneusement conservé ses vitraux, ses lustres, ses carrelages, ses miroirs, ses ferronneries d’époque. Le cadre est joliment suranné, sa beauté intemporelle. Albert Einstein était un habitué. Aujourd’hui, les 47 chambres, dont 2 suites, offrent le confort que l’on peut attendre d’un hôtel 4 étoiles. Mais aussi une ambiance unique, mélange d’histoire et d’élégance.

Hôtel du Parc © Nick Decombel

Hôtel du Parc © Nick Decombel

Hôtel du Parc
47 chambres, prix à partir de 92 euros la nuit.
3, Marie-Joséplein 

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Ou à The Ostendian, un 4 étoiles également qui a ouvert ses portes il y a juste un an, entre la gare et le port de plaisance, dans le Sky District. Le premier hôtel sorti de terre à Ostende depuis … vingt-cinq ans. Son style : « contemporary soul ostendaise ». Un hommage à Ostende, à ses habitants, ses artistes, son histoire, son présent, son humour. Une réception colorée et une bande-son accueille les hôtes façon cinéma. 113 chambres sont décorées de textures qu’on a envie de -toucher. Ici, une télévision dissimulée derrière un rideau de théâtre ; là, un karaoké, un lit rond, un plafond miroir, une barre de pole dance, un mini-bar à champagne… Chaque chambre est dédiée à une personnalité ostendaise. L’hôtel ne dispose pas de restaurant, mais bien d’un bar avec piste de danse, petites tables rondes, boules à facettes. Du rouge partout. 

The Ostendian © BUROBONITO

The Ostendian © BUROBONITO

The Ostendian
133 chambres, prix à partir de 94 euros la nuit.
6 Oesterbankstraat 

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On a opté pour Paradis Apartment, une résidence de vacances pour amoureux de beaux objets. Dans un appartement de 100 m2 (pouvant accueillir jusqu’à cinq personnes), suspendu au 8ème étage d’un édifice des années 1960, une impressionnante baie panoramique nous plonge dans la mer. Côté biotope, Albane, la propriétaire, a sélectionné des pièces signées par des grands noms du design contemporain belge, d’autres émergents. Rien à voir avec un Airbnb standardisé ! La table de la salle à manger et les chaises assorties sont des créations uniques, une lampe est encore à l’état de prototype. Derrière l’inox de l’îlot de cuisine, un meuble mural en sapelli verni ondule. Le parquet est en point de Hongrie, la cheminée en marbre. On teste in situ des pièces de collection sans jamais avoir l’impression d’être dans une galerie, ni un showroom. Et pourtant, tous les meubles et les objets (ou presque) sont à vendre. Sur le catalogue édité spécialement à l’attention des locataires, un bol de chez Hasami Porcelain à 15 €, un tapis signé Muller Van Severen à 10136 €… 

Paradis Apartment © Micha Pycke

Paradis Apartment © Micha Pycke

Paradis Apartment
2 chambres, prix à partir de 330 euros la nuit.
58 Kapucijnenstraat
Site officiel de l’établissement

 

L’art s’invite partout…

Le soleil perce entre le gris des nuages, des tramways côtiers défilent. Les enfants sont impatients d’aller à la plage, près de 7 kms de sable blond sur des largeurs démesurées. Des drapeaux flottent au vent, on s’essaie à des engins à pédales sur la promenade. La vue change avec la météo, les badauds sont bouche bée. Une flotte Viking passe au loin ! C’était il y a mille ans… Ostende révèle son âme au bord de l’eau. Napoléon fit construire un fort pour prévenir l’assaut anglais ; un phare bleu et blanc est surnommé la Grande Nelly (Lange Nelle). Le Mercator, un trois-mâts, effectua 40 voyages autour du monde. Des grues émergent d’entrepôts. Deux marins érigés sur un socle de pierre rendent hommage aux pêcheurs morts en mer. D’énormes rochers rouge vif, en tôle déformée, ont atterri comme par accident. Ils sont issus de la triennale d’art contemporain Beaufort, projet artistique démarré en 2003. Comme ce bulot de bronze au bout de la jetée, si grand qu’on peut y entrer … et entendre la mer. Le Casino-Kursaal (12 Westhelling), renversé en 1940 par l’occupant allemand, renaît dans les années 1950. Tout en courbes, il s’habille de façades de verre et d’aluminium. Ce vaisseau dissimule une fresque monumentale (25 m de long sur 5 mètres de haut) du peintre belge Paul Delvaux. On y voit la mer, des silhouettes féminines, humaines et sirènes, caractéristiques de l’artiste surréaliste. The Crystal Ship est le festival de Street Art d’art le plus important d’Europe. Depuis 2016, chaque mois d’avril, des artistes perchés enrichissent une collection de fresques qui accoutrent les murs de la ville. 90 à ce jour ! En levant le nez, on tombe sur des fleurs roses et rouges sortant d’un gilet de sauvetage, hommage de l’artiste américain Gaia à ceux qui ont perdu la vie en mer. L’artiste britannique Ben Slow a immortalisé sur un immeuble de la Londenstraat, Jean et Jeanine, deux octogénaires amoureux d’Ostende. Un immense portrait d’Arno, signé par la Britannique Helen Bur, recouvre une façade de l’hôtel de ville.

Beaufort © DR

Beaufort © DR

Old meets new

Les ferries ont disparu depuis le percement du tunnel sous la Manche. Les bateaux qui accostent au petit matin débarquent leur pêche. Le Vistrap, marché aux poissons (35 Visserskaai), est ouvert tous les jours de l’année… sauf quand il fait « grand vent ». Les étals sont tenus par les femmes des pêcheurs. L’après-guerre a fait évoluer la physionomie de la ville. Quelques maisons de bord de mer centenaires sont flanquées d’immeubles modernes, de bars, de restaurants, de loueurs de vélos, d’adresses tendances. Un vent de nouveauté. De Grote Post, La Grande Poste, a été réimaginée au début des années 1950 par l’architecte Gantois Gaston Eysselinck, adepte de Le Corbusier. Splendeur moderniste tout en bronze, marbre et granit, elle est coiffée d’une monumentale déesse en lévitation. De Grote Post abrite un centre culturel depuis 2005. Les anciens guichets renseignent sur les spectacles. Pour s’offrir un joli souvenir d’Ostende, direction la boutique galerie White Interiors (55 Langestraat) et sa collection soigneusement composée de design et de pièces vintage. Entre la gare, le centre-ville et le port de plaisance, Sky District doit son nom à l’une de ses tours, la Sky Tower, un gratte-ciel de 28 étages avec rooftop et table étoilée tout en Haut.

© De Grote Post

© De Grote Post

De Grote Post
18A Hendrik Serruyslaan
Site officiel de l’établissement

On brunche à la cool 

Si le poisson séché, hareng ou plie, a ses disciples, la crevette grise est l’icône du terroir flamand. En poignée sur une terrasse, accompagnée d’une Rodenbach bien fraîche, ou peuplant d’incontournables croquettes. Cylindrique, servie avec du persil passé à la friteuse, la croûte dorée devra cacher un nombre de crevettes optimal. 70 à 80 grammes par pièce ! le crustacé est pêché au large, cuit à bord des bateaux, décortiqué à la main aussitôt débarqué. La croquette de crevettes n’est que la partie émergée de l’iceberg culinaire. Ostende déroule bien d’autres pépites. Quelques bonnes adresses pour se régaler avant ou après une expo, un shopping déambulatoire.

Rubens © Nick Decombel

Rubens © Nick Decombel

North (Zeedijk 137/C) est un resto populaire de poissons, maintes fois primé pour sa recette familiale de croquettes. Bisque maison et croustillant incomparable. L’adresse fait l’unanimité. On goûte une soupe de poisson. Rubens (44 Visserskaai) est une brasserie-hôtel tenue par Marcel Desander, un ancien pêcheur islandais. Pas de mobilier design ni de menus à la mode, mais des croquettes roulées à la main, des moules et des frites formidables, une carbonnade, des solettes… Les murs sont tapissés d’histoires de la mer. Sur le quai, tout près de la gare, Le Bassin (1 Visserkaai) est une brasserie au décor plus contemporain. Le chef Tom Vanhaecke nous suggère des anguilles à la meunière ou au vert, un croque Ensor à base du fromage éponyme fabriqué au cœur des Polders, une bouillabaisse ostendaise, poisson de la Mer du Nord, langoustine, toast et rouille. Le Café du Parc est coiffé par l’hôtel éponyme. Les tables sont en marbre poli, les boiseries Art Déco, le charme intemporel. Le lieu vaut autant pour sa décoration que pour sa carte. Une généreuse tranche de brioche est recouverte de champignons sauvages et d’une crème d’oignons caramélisés ; une sole « à la grenobloise » escortée de frites croustillantes. 

Café du Parc © Nick Decombel

Café du Parc © Nick Decombel

On dîne à la table de Chefs

Michiel Rabaey, le chef du STORM, est né et a grandi à Ostende. Sa passion de la cuisine a commencé avec ses grands-parents. Aujourd’hui il fait honneur aux bateaux de pêche amarrés devant la porte de son restaurant. Un menu fixe est proposé … différent selon la marée. 4 plats (90 €) quand elle est basse ; 5 plats (105 €) dès qu’elle monte. En mise en bouche : un sushi de grondin, gingembre mariné et croustillant de wasabi. Un aiglefin est en croûte de moutarde et d’algues sur un lit d’asperges vertes, dans un espuma de bouillabaisse relevé d’un crumble d’algues et de pistou. Un lieu jaune mariné façon gravlax est présenté dans un cannelloni de daikon. Les cuissons sont millimétrées, les techniques modernes, avec un clin d’œil vers l’Asie et la Scandinavie. Sa signature ? Une tuile en forme de crabe.

© Storm

© Storm

STORM
21 Hendrik Baelskaai
Site officiel de l’établissement

 

VILLA OSTINATO occupe une élégante maison du 19ᵉ siècle, à deux pas du parc municipal. Le chef Olivier Vandekerckhove connaît à l’évidence ses classiques. Son précepte : « moins, c’est plus ». Autrement dit, limiter délibérément la carte pour travailler le plus possible avec des produits frais, de saison, et des producteurs locaux. Dans le « Menu des saveurs » (3 services et 69 €), un maquereau fumé et poireau à la flamande, un filet de plie, épinards, beurre blanc et crevettes grises sont délicatement exécutés. Ceux qui veulent aller vers une expérience plus gastronomique opteront pour le menu dégustation en 4 ou 5 plats (90 et 110 €). On ne résiste pas à un ris de veau frit croustillant, moutarde, chicorée et pomme ; à un Skrei (cabillaud) à la Dugléré… Que l’on accompagne d’un vin belge : Koolwijte (un blanc de pinot noir) ou Chardonnay Blauw du château Genoels-Elderen… Ce que la Villa Ostinato a à offrir ne se limite pas à sa salle à manger. Marie Rotsaert, la propriétaire des lieux, nous ouvre six suites haut de gamme, son jardin quand le soleil brille. Idéal pour gourmets et bons vivants. On s’installe, on déjeune, on dîne…

© Villa Ostinato

© Villa Ostinato

VILLA OSTINATO
10 Karel Janssenslaan

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HAUT est juché au 28e étage de la Sky Tower One, à une bonne centaine de mètres du sol. D’où son nom ! Inaugurée en mai 2024, la vue incroyable sur la ville et la mer, la cuisine iodée menée par le chef Dimitri Proost, étoilé Michelin, en font une adresse incontournable, le nouveau visage d’Ostende. Les choses sérieuses (6 services à 190 €) commencent avec une association de feta, de gambas, de perles de melon et de jus de tomate verte. Les associations sont innovantes : ceviche de bar avec jus de jalapenos ; maquereau aromatisé au ras el-hanout ; asperges accompagnées de coquillages, morilles et quinoa ; huîtres ostendaises en tempura, relevées par une vinaigrette ponzu. La cuisine est élégante, la Wijnkaart évidemment … à la hauteur. Coucher de soleil magique sur la terrasse.

HAUT
Leopold III-laan 2
Site officiel de l’établissement

 

On se laisse ensorceler par l’œuvre de James Ensor

Ostende est la ville natale du peintre James Ensor (1860-1949), maître flamand de l’avant-garde. On visite sa maison sur la piétonne Vlaanderenstraat, où il vécut jusqu’à sa mort. Au pays des artistes excentriques, James Ensor est l’un des plus étranges. Ses tableaux expressionnistes représentent des défilés carnavalesques, des fêtards masqués, des bourgeois endimanchés ; « L’Entrée du Christ à Bruxelles ». Au rez-de-chaussée, une boutique insolite expose des masques, des crânes, des squelettes, des coquillages, des chinoiseries, motifs de prédilection de l’artiste. C’était l’échoppe de sa mère. A l’étage, l’appartement du misanthrope. Des reproductions de ses œuvres sont accrochées au milieu de reliques balnéaires et de chapeaux fantaisistes. Son récit prit un tournant en 2016, lorsque « Squelette arrêtant masques » fut vendu chez Sotheby’s … 7,4 millions de dollars. Il faudra patienter jusqu’à la réouverture en 2028 du Mu.ZEE, un grand magasin au style moderniste actuellement en travaux, pour se délecter de ses « réels » chefs-d’œuvre. Une jolie balade nous conduit sur les traces du peintre (application Ostend City Walks).

Ensor © Arne Deboosere

Ensor © Arne Deboosere

 

Le hub branché de la ville 

Cap sur Oosteroever, entre le chenal du port et une rangée de dunes. La traversée (gratuite) en ferry prend une dizaine de minutes. Jusqu’à peu, personne ne s’aventurait dans ce quartier obscur peuplé de bateaux de pêche abandonnés et de casemates balayées par le vent. Une digue mène à la proue du Vindictive, le cuirassé britannique qui bloqua le port d’Ostende durant la Première Guerre mondiale. Des bâtiments ont été rénovés, revitalisés. Il est devenu le quartier branché d’Ostende. On y trouve quelques beaux exemples de la cuvée 2025 du Crystal Ship. Un « capitaine à terre » rend hommage aux figures populaires d’antan. À l’ombre de la Grande Nelly, Oever Gallery (25 Hendrik Baelskaai) expose dans un espace aux tons gris, des peintures fantaisistes et des sculptures inspirées par la réalité augmentée. Chez De Cierk, on déguste des huîtres en chinant livres et vieilles cartes de géographie. De Cock (10 Fortstraat), pâtisserie ostendaise de renom, a installé dans le quartier un magasin à la déco léchée. Une longue file d’attente attise notre envie de créations au chocolat… 

 

Le Coq, perle de la Belle Époque

Qui dit plat pays dit évidemment deux-roues ! Les loueurs de vélos fourmillent. La route du littoral est une piste cyclable de 85 kilomètres qui longe la mer. Un tram, inauguré en 1885, relie toute la côte, de Knokke-Heist au nord à La Panne au sud. Plus de 65 arrêts. On descend à De Haan, Le Coq en VF. A une dizaine de kilomètres d’Ostende, le bourg a préservé un front de mer qui lui donne des allures Deauvillaises. L’hôtel Astoria, typiquement Art Déco, fut dessiné en 1929, comme des dizaines de villas qui rivalisent de beauté. La Savoyarde accueillit Albert Einstein en 1933. La station De Haan Aan Zee, toute en briques jaunes et pierres bleues, toiture débordante et piliers en bois peint, est du plus pur style Anglo-Normand. On boit une Rouge des Flandres, vineuse et acidulée, à la Brasserie Paname (7 Leopoldlaan), en regardant les kitesurfeurs s’envoler. 

De Haan Coast © Louise Grenadine

De Haan Coast © Louise Grenadine

Apéro chill et good vibes

De Grote Post abrite le CultuurCafé. Baigné de lumière naturelle grâce à des panneaux en verre sablé et gravé, il nous plonge dans une ambiance singulière. Les anciennes cabines téléphoniques encadrent d’imposantes photos de Pieter Clicteur. Habaja (37a Wittenonnenstraat) surfe sur cette même vibe. Ni vraiment une boutique, ni vraiment un bar, des trouvailles vintage (mode et décoration) et une large sélection de bières belges. Le Beausite (39 Albert I-promenade) fait office de restaurant et de galerie. On savoure des planches de fromage et de charcuterie, des crevettes autour de grandes tables familiales, de meubles en plastique vintage, dans des sièges en cuir confortables. Un décor de salon. En flânant dans la Langestraat et ses bars, on écoute Ostende bonsoir, la chanson d’Arno. On s’arrête au Lafayette Music (12 Langestraat), l’escale à ne pas manquer pour commencer ou prolonger la soirée. Sous des trombones, une impressionnante sélection de bières et de spiritueux. La playlist fait la part belle au jazz, au funk, à la soul. Une grande photo nous intrigue : Marvin Gaye devant la plage d’Ostende.

 

Sexual Healing

Par une froide matinée de décembre 1982, le chanteur de la Motown embarque à Douvres pour Ostende. Il fuit son passé, des problèmes d’argent, de toxicomanie, un divorce. Freddie Cousaert, propriétaire d’un club ostendais l’accueille dans son appartement en bord de mer, au 77 promenade Albert 1er. « En ce moment je suis un orphelin et Ostende est mon orphelinat ». Freddie l’encourage à aller courir dans les dunes. L’air marin opère. Marvin compose Sexual Healing, une chanson d’amour au succès planétaire. L’office du tourisme organise une promenade audioguidée de deux heures pour suivre les traces du prince de la soul. Le sol pavé devant l’immeuble où le chanteur a composé le morceau arbore une plaque. Dans le hall d’entrée du Casino, une sculpture de bronze représente l’artiste assis à son piano… 

Pour en savoir plus : visitoostende.be/nlwww.visitflanders.com/fr

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