Art
5 expositions à voir à Londres cet été
25 JUIN . 2026
À l’approche de l’été, les grands musées londoniens célèbrent les figurent majeures de l’art contemporain et de la culture Pop !

5 expositions à voir à Londres cet été © Julio Le Parc, Tate Modern
Anish Kapoor, Hayward Gallery
Sur la rive sud de la Tamise, la Hayward Gallery propose des expériences physiques et perceptives signées Anish Kapoor, dont les sculptures transforment l’architecture brutaliste en paysage mental. Dans les salles, Kapoor poursuit son exploration de la couleur et de la lumière comme sculpture à part entière. Adepte d’un art participatif, Kapoor parvient à déstabiliser le regard tout en laissant au corps une place centrale… Les volumes du bâtiment dialoguent alors avec des œuvres où le vide devient aussi une matière. On s’approche des œuvres, on les contourne et on cherche son image dans des finitions chromées aux reflets instables. Ludique et intellectuelle à la fois, l’exposition de Londres joue sur les contrastes, avec des pièces presque architecturales suivies d’interventions plus intimes, qui troublent notre perception de l’espace. Des grands vortex an Vantablack, cette couleur dont Kapoor détient l’exclusivité dans le domaine artistique et qui absorbe plus de 99% de la lumière, la visite se transforme en expérience quasi performative, unique à chaque visiteur. Foncez !

Tsunami 2018 Stainless steel © Dave Morgan, Anish Kapoor. All rights reserved, DACS, 2026
Hayward Gallery
Jusqu’au 18 octobre 2026
Southbank Centre, Belvedere Rd, London SE1 8XX, Royaume-Uni
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Marilyn Monroe: A Portrait, National Portrait Gallery
Figure iconique des fifties, Marilyn Monroe fait toujours autant rêver ! La National Portrait Gallery s’intéresse moins aux films de la célèbre blonde qu’à la construction d’un symbole devenu emblématique à l’échelle planétaire. À partir de portraits de studio posés, de photographies plus intimes, de visuels promotionnels et d’images passées dans la culture populaire, l’exposition londonienne montre comment un même visage a été décliné, contrôlé et parfois subverti. Le récit visuel permet ainsi de saisir les différentes strates du mythe : tantôt star hollywoodienne façonnée par les studios, tantôt femme photographiée par des proches ou encore visage réinterprétée par Andy Warhol qui en a fait un icône pop de l’art contemporain. En filigrane, on lit une réflexion sur le pouvoir du portrait et les tensions qui existent entre un personnage public sur lequel la société a projeté ses désirs, et la vulnérabilité d’une femme parfois enfermée dans sa propre image. Longtemps après sa disparition en 1962, à l’âge de 36 ans, Marilyn continue de hanter l’imaginaire collectif à travers des clichés que le recul permet peu à peu de décoder. Le parcours rappelle aussi le rôle du musée comme un lieu où l’on vient questionner la fabrique d’une icône, plutôt que de simplement la célébrer.

Marilyn Monroe © 2026 Shaw Family Archives
Marilyn Monroe: A Portrait, National Portrait Gallery
St. Martin’s Pl, London WC2H 0HE, Royaume-Uni
Jusqu’au 6 septembre
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Julio Le Parc, Tate Modern
En bordure de la Tamise, la Tate Modern rend hommage à Julio Le Parc. Pensée en grand format, la scénographie rappelle combien l’art optique et cinétique peut être à la fois ludique et radical. Disparu en mai 2026, à quelques jours de l’ouverture de sa grande rétrospective, l’artiste argentin dévoile l’étendue de sa fascination pour la perception. Figure majeure du XXᵉ siècle, Le Parc place le visiteur au cœur de ses dispositifs, en le faisant interagir avec des faisceaux lumineux, des surfaces miroirs, des structures modulaires et des jeux de couleurs. Les salles du musée se transforment en machine à voir, où rien n’est jamais totalement fixe : les œuvres nous invitent à marcher, à nous perdre, et à expérimenter, plutôt qu’à simplement regarder. La logique de participation, héritée du GRAV (Groupe de Recherche d’Art Visuel) auquel Le Parc participe de 1960 jusqu’à sa dissolution en 1968, prend tout son sens ici. Le public devient co‑acteur de l’œuvre, et chaque déplacement altère le résultat. Pour les amateurs d’expositions qui engagent le corps autant que l’esprit, l’exposition de la Tate est une halte indispensable !

Julio Le Parc Modulation 743 1985 Lent by the Atelier Le Parc 2026 © ADAGP, Paris and DACS, London 2025
Julio Le Parc, Tate Modern
Bankside, London SE1 9TG, Royaume-Uni
Jusqu’au 3 mai 2027
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Nigo : From Japan with Love, Design Museum
Près d’Holland Park, dans l’ouest de la capitale, le Design Museum propose une plongée dans l’univers d’un créateur qui a largement dépassé le seul cadre de la mode. Fondateur de marques de vêtements A Bathing Ape (BAPE), Human Made, et du mythique Billionaire Boys Club créé avec Pharrell Williams, Nigo (de son vrai nom Tomoaki Nagao) a su allier le style du streetwear underground de Harajuku au monde du luxe, notamment à travers des collaborations avec Louis Vuitton, Moncler ou encore Mercedes-Benz. Au Design Museum, le Directeur Artistique de Kenzo met en scène ses vêtements iconiques, aborde ses collaborations, dévoile des archives graphiques inédites et des objets tirés de ses collections personnelles, révélant un vocabulaire visuel fait de logos, de mascottes et de références américaines digérées puis réinventées. À la jonction du streetwear, du luxe et de la culture hip‑hop, le parcours de Nigo met en lumière un rôle de passeur de cultures, capable de transformer des influences disparates en un imaginaire immédiatement reconnaissable.

NIGO From Japan with Love at the Design Museum © Luke Hayes
Nigo : From Japan with Love, Design Museum
Kensington High Street, London W8
Jusqu’au 4 octobre 2026
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Cecily Brown et David Hockney, Serpentine Galleries
Au cœur des jardins royaux de Kensington, une autre de nos bonnes adresses à Londres, la Serpentine propose deux expositions, chacune posée sur un site distinct. À la Serpentine South, la galerie historique a dédié ses salles à la peinture de Cecily Brown. Picture Making rassemble plus de vingt‑cinq ans de peinture, de dessins et de monotypes, ainsi que des nouvelles œuvres inspirées par le parc de Kensington dans lesquelles elles sont exposées. À mi-chemin entre une figuration descriptive et une abstraction plus personnelle, des silhouettes et des scènes surgissent puis disparaissent dans la matière.

Cecily Brown: Picture Making, installation view, Serpentine South, 2026. © Cecily Brown. © Jo Underhill
À la Serpentine North, dans la structure au design futuriste imaginée par Zaha Hadid, l’artiste anglais David Hockney aborde les nouvelles technologies comme un terrain de jeu. A Year in Normandie and Some Other Thoughts about Painting déploie une grande frise paysagère, pensée comme un cycle des saisons dans le bocage normand. Réalisées sur iPad puis imprimées à grande échelle, ces vues successives racontent l’attention aux variations de la lumière sur un motif répété, à la manière de la série sur la Cathédrale d’Amiens de Claude Monet. Hockney y ajoute une réflexion sur la peinture à l’ère numérique, en intégrant les avancées technologiques pour renouveler la tradition du paysage panoramique.

A Year in Normandie and Some Other Thoughts about Painting, installation view, Serpentine North, 2026 © David Hockney. George Darrell
Serpentine Galleries
London W2 3XA, Royaume-Uni
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