Gastronomie
Dix adresses pour déguster une bonne crème brûlée à Paris
16 SEPTEMBRE . 2026
Dessert de bistrot par excellence, la crème brûlée est très prisée aussi chez nos voisins. Simple, généreuse et condensé de textures, elle séduit toujours autant petits et grands. Voici où en déguster d’excellentes à Paris.
La crème brûlée vient-elle de France, d’Angleterre ou d’Espagne ? A première vue, le débat semble anecdotique, mais le combat autour de la paternité de ce dessert très prisé des Français (mais également des étrangers) fait rage depuis des siècles. Il faut dire que sa recette, résolument simpliste, consiste à faire cohabiter une crème aux œufs à la vanille et une fine couche de sucre caramélisé. Dans les plus anciennes versions, la crème était recouverte de sucre que l’on venait ensuite chauffer au four. Désormais, les artisans utilisent davantage le chalumeau, pour un gain de temps. C’est aussi la raison pour laquelle il est difficile d’attribuer sa création à un seul pays, car de nombreuses variantes existent.
Outre-Manche, par exemple, on retrouve la « Burnt cream » ou la « Trinity cream ». Cette dernière fait référence au Trinity College de Cambridge où l’on servait aux étudiants ce dessert et dont le sucre était caramélisé avec un fer chauffé qui portait le blason du collège. Plus au sud, qui ne connaît pas la crème catalane ? Parfumée généralement au citron ou à la cannelle, cette variante est aussi un peu plus sucrée qu’en France. Personne ne sait donc qui l’a inventée, même si la crème brûlée a fait son apparition dans des manuels de cuisine dès le 17e siècle.
Dès 1691, le cuisinier François Massialot livrait déjà sa recette de la parfaite crème brûlée. Longtemps considérée comme un grand classique de la pâtisserie française, elle connut pourtant, au cours du XXᵉ siècle, une certaine banalisation, jusqu’à perdre parfois ce qui faisait son caractère artisanal. Aujourd’hui, la crème brûlée opère un retour en grâce : des grandes tables aux brasseries les plus élégantes, les chefs se réapproprient ce dessert emblématique et lui restituent peu à peu ses lettres de noblesse. Les Hardis vous ont trouvé dix adresses savoureuses dans la capitale.
Le Grand Colbert
Véritable signature de la carte du Grand Colbert, la crème brûlée à la vanille Bourbon de Madagascar est préparée chaque jour, entièrement maison, dans le respect d’un savoir-faire artisanal. Servie dans une généreuse coupelle, elle offre un contraste saisissant entre la douceur de la vanille et le croquant du caramel. Un incontournable aux côtés des profiteroles, baba au rhum ou autre île flottante.

Une des meilleures adresses de Paris © Le Grand Colbert
Le Grand Colbert
2, rue Vivienne, Paris 2e
14 € la crème brûlée / 16 € le soir
Le Colimaçon
C’est elle aussi un modèle du genre. Douce, soyeuse et parfumée, la crème brûlée du Colimaçon se distingue également par sa générosité et l’utilisation de la vanille Bourbon. Ce qu’on apprécie aussi ? Le lait de Normandie utilisé, les œufs frais et le caramel fait maison. Ultime clin d’œil à cet ingrédient, une gousse de vanille vient accompagner la fin du repas, comme une invitation à en prolonger ses délicates notes aromatiques.

La très bonne crème brûlée du Colimaçon © Le Colimaçon
Le Colimaçon
44, rue Vieille du Temple, Paris 4e
13 € la crème brûlée
La Poule au Pot
La Poule au Pot nous promet-elle une version plus premium de la crème brûlée ? Oui et non. Car dans les faits, elle n’est guère plus onéreuse que ses concurrentes. Dans sa propre interprétation, Jean-François Piège et ses équipes ont toutefois choisi de suivre fidèlement la recette du maître Paul Bocuse. De la vanille à foison, une cuisson secrète et une fine couche de caramel… les grains de vanille transparaissent même à travers le caramel. Un plaisir simple à déguster à deux.

La mythique crème brûlée de la Poule au Pot © La Poule au Pot
La Poule au Pot
9 rue Vauvilliers, Paris 1er
15 € la crème brûlée par personne (pour deux)
Le Poulbot
A vue d’œil, la crème brûlée du Poulbot n’a rien de spécial par rapport à ses concurrentes. Mais dans cette adresse mythique montmartroise, le chef a choisi de la revisiter. Au programme : Grand Marnier, fève de Tonka et framboise. Le caramel est, lui, doré à la flamme afin d’obtenir un contraste chaud-froid saisissant. Une expérience gustative en tant que telle, peut-être la seule de ce type dans la capitale.

La version revisitée de la crème brûlée © Le Poulbot
Le Poulbot
3, rue Poulbot, Paris 18e
15 € la crème brûlée
Le Bistrot Café de Paris
Se présentant comme le « meilleur bistrot parisien revisité », le Café de Paris ne pouvait pas passer à côté d’un incontournable de la cuisine de brasserie. Si la maison s’aventure sur le terrain du matcha avec son millefeuille, elle reste dans le classique pour sa tarte Tatin ou sa crème brûlée. A la vanille, réalisée maison et bien dorée : une jolie alternative à moindre coût.

Celle, traditionnelle, du Café de Paris © Le Café de Paris
Le Bistrot Café de Paris
287, rue du Faubourg Saint-Antoine, Paris 11e
9 € la crème brûlée
La Brasserie des Arts
Connue pour son ambiance musicale, sa cuisine de brasserie par excellence et ses cocktails, la Brasserie des Arts est également une des adresses les plus réputées pour sa crème brûlée. La maison la réalise dans la plus pure tradition, à la vanille de Madagascar, là aussi à un prix raisonnable. Efficace.

La crème brûlée très bien faite de la Brasserie des Arts © La Brasserie des Arts
La Brasserie des Arts
28, rue Saint-André des Arts, Paris 6e
9 € la crème brûlée
Au Bourguignon du Marais
En plein cœur du 4e arrondissement, Au Bourguignon du Marais s’est ancré dans un créneau traditionnel : chic-traditionnel, de bonnes quilles bourguignonnes et des plats qui parlent à tous. En dessert, aux côtes des profiteroles, le succès de la crème brûlée maison ne se dément pas. Là encore, à la vanille Bourbon. Le chef Thierry Blanchet fait le choix de la simplicité, avec une recette aussi juste qu’efficace. Tout ce qu’on aime.

La crème brûlée simple et très réussie du Bourguignon du Marais © Bourguignon du Marais
Au Bourguignon du Marais
52, rue François Miron, Paris 4e
13 € la crème brûlée
En palace : Le Meurice
Comment évoquer la crème brûlée sans mentionner une version de palace : la meilleure se trouve sans doute au Meurice à Paris. Élaborée dans le respect de la plus pure tradition, à partir de la recette imaginée par Cédric Grolet et d’ingrédients soigneusement sélectionnés, elle figure chaque jour à la carte des pâtisseries du Dali. Attention, papille en ébullition !
Le Meurice
228, rue de Rivoli, Paris 1er
22 € la crème brûlée
En pâtisserie : Hugues Pouget Paris
Depuis son retour rue du Cherche-Midi, Hugues Pouget s’applique à rendre hommage aux fondamentaux et aux classiques de la pâtisserie française. Rare dans une boutique de pâtisseries, il propose une version de la crème brûlée, à emporter, renfermant un cœur délicat à la vanille des Comores. La fine croûte caramélisée parfait la dégustation. Excellente !

La meilleure crème brûlée de la rue du Cherche-Midi © Hugues Pouget
Hugues Pouget Paris
50, rue du Cherche-Midi, Paris 6e
6,90 € la crème brûlée
La variante : Pâtisserie Rayonnance
C’est notre dernière trouvaille de la capitale rendant hommage à ce dessert iconique. En réalité, la version de Rayonnance s’apparente plutôt à un gâteau, un flan même. Mais depuis plusieurs mois, la tarte à la crème brûlée de Yuki Hayato & Lumi Hachiya épate les clients. Sur une pâte feuilletée cuite à la perfection, repose une crème brûlée veloutée à la vanille de Madagascar, ni trop ferme, ni trop coulante… Une tuile de nougatine aux noix de pécan vient rappeler le côté caramélisé du caramel. Une réinterprétation pâtissière, pensée pour se déguster sur le pouce, qui s’impose aujourd’hui comme l’une des gourmandises incontournables de la capitale.

La crème brûlée qui joue les variations © Rayonnance
Pâtisserie Rayonnance
17, rue de Maubeuge, Paris 9e
7,80 € la crème brûlée