Gastronomie
On a testé les meilleures boulangeries du 9è arrondissement à Paris
28 SEPTEMBRE . 2026
On a arpenté les rues du 9e arrondissement de Paris à la recherche de ce qui se fait de plus gourmand dans les boulangeries de quartier. D’adresse en adresse, les doigts poudrés de sucre et toute subjectivité en poche, une évidence s’est imposée : des boulanger·ères animé·es par une véritable obsession du goût, du geste juste et de sa transmission. Un travail exigeant, précis, qui les poussent au fournil aux aurores pour donner naissance à des produits sincères et aboutis. Croissant, pain au chocolat, Kouign-Amann et autre pain au levain, à chaque étape, le même plaisir jubilatoire et cette irrépressible envie de poursuivre notre enquête du bon.

© Gonflé
Boulangerie Union
Chez Union Boulangerie, le duo bien accordé de Charles Ye et Maeva Manchon, reconvertis affûtés, tous deux passés par de belles maisons, travaillent des matières premières solides avec un véritable esprit de recherche. Résultat, l’une des meilleures boulangeries de quartier qui ne désemplit pas, portée par des produits majoritairement bio et une créativité bien sentie. Flan vanille qui affole, babka et roulés qui fidélisent, pains au levain et créations de saison qui évoluent sans cesse. Ici, du bon sans chichi, précis, généreux, qui rassemble tout le quartier et au-delà.

© Boulangerie Union
Boulangerie Union
2, rue Bleue
Léonie Bakery
Kamel Saci déroule 30 années de terrain et un tour du monde du pain, de l’Espagne aux États-Unis, avant de poser ses farines à Paris en 2020 pour ouvrir sa première enseigne, sa petite madeleine (la Léonie de Proust, pour celles et ceux qui ne l’auraient pas), Léonie Bakery. Une néo-boulangerie qui ne triche pas, portée par des recettes solides, des fermentations longues et des matières premières bio. Le pain est bien fait, équilibré, les viennoiseries jouent franc jeu, généreuses et goûteuses. Le succès suit, logique, avec déjà 7 adresses à son compteur et d’autres à venir. Une adresse fiable, sans effet de mode, où tout repose sur le geste, la constance et le sourire des équipes.

© Léonie Bakery
Léonie Bakery
15, avenue Trudaine
Mamiche
Née en 2017, Mamiche est la boulangerie dont Cécile Khayat et Victoria Effantin rêvaient de voir en bas de chez elles. Un tout fait maison avec produits affriolants, matières premières impeccables et un accueil franc, souriant, sans fla-fla. Trois adresses plus tard, on se dispute les choux vanille, la babka régressive, l’irrésistible roulé cannelle, les dodus cookies et les viennoiseries bien dorées de la boulangerie-pâtisserie. L’esprit est simple, celui d’une boulangerie de quartier, bonne, chaude et vivante, véritable image d’Épinal qui séduit aussi les Instagrammeurs du monde entier, qui viennent ici immortaliser leur moment So Paris, viennoiserie en main.

© Mamiche
Mamiche
45, rue Condorcet
Mobo
Un travail du geste peaufiné entre la Corée et Paris, et son CAP tout juste en poche, voilà que Monsieur Shin croise le chemin de Monsieur Lee. Partageant la même vision de la boulangerie, celle d’un pain plus sain, bien fait, juste et équilibré, ils décident tout naturellement d’ouvrir ensemble leur affaire. Une aventure récompensée dès 2024 avec les 8è et 9è prix des meilleurs croissants et pains bios ! Discrets, ils poursuivent leur travail avec constance et précision, entre un croissant généreux, aux notes franches de noisette, petit pain au sarrasin bien tourné, et les incontournables Dujjonku, petits cookies coréens en forme de boule, à tomber. Une adresse en pleine ascension, portée par la maîtrise du geste et (jusqu’ici) la constance du goût.

© Mobo
Mobo
91, rue du Faubourg Poissonnière
Paingrié
Jeune couple à la ville, Tess et Arnaud portent le même héritage, celui d’être enfants de… boulangers. Après deux années de projet et une formation chez Ferrandi, ils passent de la théorie au fournil et ouvrent, le 1er avril, leur boulangerie de quartier, Paingrié. Depuis cette date, le lieu à l’esprit néo-rétro, ne désemplit pas. Si la reprise a été musclée – entre travaux lourds et remise aux normes – l’énergie est bien là et très communicative. Tess y conduit les pains au levain, avec fermentations longues et blés anciens à venir, tandis qu’Arnaud signe le sucré, entre viennoiseries bien beurrées, cookies généreux et madeleines joliment dorées. À goûter, le pain des Copains, la tradition au levain, le khorasan, et l’incroyable flan vanillé. Du sérieux, déjà très fréquenté.

© Paingrié
Paingrié
34, rue Marguerite de Rochechouart
A (toute) proximité…
Gonflé
Chez Gonflé, Timothy Breton (passé par les palaces) signe une boulangerie concentrée, précise, très tournée gâteaux de voyage. Ici, le cookie est roi en version armoricaine, pâte au sarrasin torréfié, cassonade et fleur de sel, “à mi-chemin entre cookie et sablé breton”, si dense et joyeusement beurré qu’ils se révèlent encore après quelques jours passés. À côté, les viennoiseries poussent savoureusement le curseur, le kouign-amann soufflé avec son feuilletage qui claque, l’intriguant croissant charbon, et le beurré-sucré toujours bien tenu. Une adresse compacte, calibrée, où tout joue sur la gourmandise et la texture. Gaiment régressif.

© Gonflé
Gonflé
6, rue de Belzunce
Michalak
À deux pas du faubourg Poissonnière, Christophe Michalak décline une boulangerie ultra gourmande, pensée comme une version plus rustique et instinctive de son univers pâtissier. L’idée est simple et assumée : du plaisir immédiat, généreux, presque décadent, avec des pièces qui “dégoulinent” de gourmandise. On y retrouve des viennoiseries franches, des brioches expressives et des pains au caractère affirmé, travaillés dans un esprit plus brut que ses desserts de boutique. L’ensemble mise sur la texture, le goût et l’émotion directe, sans retenue, avec une exécution parfaite.

© Michalak
Michalak
60, rue du Faubourg Poissonnière