Culture
Trésors à vendre à la Biennale
12 SEPTEMBRE . 2016
Pour une semaine, le temps de la Biennale des Antiquaires, le Grand Palais se transforme en super-marché de l’art. Pour autant le caddie y est proscrit. L’aristocratie des antiquaires (toujours plus : 115 au lieu de 63 en 2014) a sorti ses plus belles pièces faisant de cette foire une somme de tentations décoratives, accessibles au non commun des mortels. Illustration avec cinq objets d’exception, très Grand Duc.

Prix sur demande.
2. Au stand de la galerie Coatalem (N13), laissez vous happer par une toile d’Hubert Robert (1733-1808), d’une modernité stupéfiante. Une lumière hors temps illumine ces « Personnages sur un escalier » insérés dans un singulier grand format carré, à la Instagram.
Prix sur demande.

Prix : 2,5 millions d’euros, une dépense charitable.

Prix sur demande mais une occasion de bastonner un compte en banque.
5. La galerie Downtown (S18) présente ses plus beaux Perriand-Prouvé-Jeanneret. Dont une pièce magistrale : une bibliothèque-console commandée à Jean Prouvé (1901-1984) par un professeur de l’université de Nancy. Le designer a joué de la géométrie d’immeuble pour la dessiner. Et on a même une sensation d’élévation vertigineuse.
Prix sur demande.
A la Biennale, tout est tentation. On achèterait tout, le décor testosteroné de casques et lances chez Steinitz, un petit « Homme courant » brossé par Géricault, une « Jeune fille à la frange » de Modigliani, un « pot en grès émaillé à décor de moutons » de Paul Gauguin, et puis ce « Torse de femme accroupie » de Camille Claudel provenant de la collection de Paul Claudel, où l’émotion naît de la torsion du dos… Autant dire que Grand Palais n’a jamais aussi bien porté son nom !
Anne Carpentier







































