Prolonger l’été aux Roches Brunes à Collioure

Hôtels & Chambres d'hôtes

07SEPT. 2021

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Prolonger l’été aux Roches Brunes à Collioure

07 SEPTEMBRE . 2021

Écrit par Grégoire Boulant

Photographies par Grégoire Boulant

« Blanches », « rouges » … et désormais « brunes », la concurrence fait rage dans la galaxie des hôtels rocheux du pourtour méditerranéen français. Le dernier en date a ouvert au printemps 2021 à Collioure, charmant village catalan, jadis apprécié des peintres fauvistes. On a testé pour vous Les Roches Brunes, le nouvel hôtel à ne pas manquer, gravé dans la roche, posé dans un décor de carte postale pour un séjour les pieds dans l’eau, dans le sillage d’un été déjà regretté. 

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Cap sur les Pyrénées-Orientales et Collioure. Depuis leur récente ouverture, les Roches Brunes (à ne pas confondre avec les Blanches, dont on vous parlait par ici, ou les Rouges, qu’on détaillait par là) font souffler comme un air de Dolce Vita sur la Côte Vermeille, à seulement une demi-heure de la frontière espagnole. Le nouvel hot spot jouit d’une situation exceptionnelle à flanc de roche (brune), et s’affiche comme le repaire parfait pour prendre un peu de recul et s’extirper d’un centre-ville bouillonnant, surtout en pleine période estivale. Cette nouvelle adresse cultive la vision d’un luxe décomplexé (à laquelle on est sensible aux Hardis), palpable, sincère, et vient réveiller l’écosystème hôtelier local, jusque-là pas très heureux. On la compte définitivement dans nos hôtels de bord de mer favoris… 

 

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Les Roches Brunes, terrasse sur la Méditerranée

15 heures pétantes. Soleil écrasant. Check-in effectué, mode déconnexion activé. L’hôtel, pensé comme une maison de vacances, dévoile une architecture discrète qui s’efface au profit de la mer, des roches et du jardin méditerranéen. Délicieusement accueillis par Elsa, la directrice (ou plutôt maîtresse de maison) et son équipe aux petits soins, on sent déjà que le départ sera difficile…

Les dix-huit chambres et suites de l’hôtel plongent dans la Méditerranée. Et nous aussi ! La décoration épurée est au service de la vue et du spectacle offerts depuis les baies vitrées : des matières naturelles (bois et pierre clairs, cannages, osier, terre cuite, rotin…) associées à des clins d’œil comme ces photos chinées en noir et blanc de Collioure. La numéro 7 est la préférée d’Elsa, « peut-être la plus sauvage » nous souffle-t-elle.  Nous séjournerons dans la 17, l’une des plus spacieuses.

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Un pied posé sur la terrasse et la sensation nous saute aux yeux : on va pouvoir rester ici, oui, juste là, comme ça, pendant des heures, à observer l’horizon, apprivoiser la lumière dorée qui évolue au fil des heures, contempler les nageurs, surveiller les bateaux. On en vient même à bigler. Deux panoramas. On ne sait plus où regarder. A notre gauche : la baie de Collioure, la carte postale par excellence (les chatons, la typographie résolument kitsch ou la mise en page graphiquement discutable en moins). Et en face : la mer qui s’élance, l’horizon à perte de vue.

  

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La Dolce Vita façon Collioure

Paresse et repos : les yeux fermés, les baies vitrées grandes ouvertes, on se plait du fond du lit ou affalé sur une chaise longue du balcon à savourer le bruit des flots. Les yeux ouverts, on salive à la vue de l’un des bouquins de la jolie collection Ducasse, disposés ici et là en chambre ou dans les lieux communs.

Ne demandez pas la piscine, elle n’existe pas. Ou plutôt, elle est partout, et naturelle. Pas de plage non plus, que des rochers. On accède à la mer directement par le solarium de l’hôtel, sandales – à disposition – aux pieds pour nous « faciliter la mise à l’eau un peu sportive » nous prévient-on. Pour un plongeon, et quelques brasses.

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A deux pas de l’hôtel (sur la droite en sortant, en remontant légèrement), on peut rejoindre l’eau par un bel escalier naturel, et une sorte de plongeoir en pierre (souvent pris d’assaut par les pêcheurs du coin, les plongeurs matinaux ou les estivants), immergés dans un décor tout droit sorti d’un vieux film italien tourné sur la Côte amalfitaine. « On pourrait être en Espagne, en Italie ou en Grèce. C’est pour moi l’image de la perfection méditerranéenne » nous confie Elsa, le sourire aux lèvres.

On regagne sa chambre en traversant le beau jardin, planté de pins parasols, de tamarins, d’oliviers et de plantes grasses… aménagé en terrasse façon restanques, et en prenant un shoot d’effluves méditerranéennes. Et pour dissiper le goût du sel de mer sur la peau après une exquise journée de farniente, on file à la douche, ouverte elle aussi sur l’eau par la fenêtre, et on découvre la ligne de soins sur-mesure aux senteurs de figues et de fleur d’oranger signée par la start-up beauté Prescription Lab – souci du détail quand tu nous tiens !

 

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Mamma, A la table des Roches Brunes

Au Mamma, on voit vert, blanc, rouge. Le restaurant de l’hôtel, ouvert à tous, revendique une cuisine « aux saveurs méditerranéennes à fortes consonances italiennes ». Au bout de la grande terrasse, sur notre table au-dessus des rochers, les festivités commencent. Dîner avec vue et service souriant : tout bon.

 

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Pour attaquer : un bon spritz accompagne une foccacia maison juste tiède et une soupe de tomates aillée bien fraîche. Pour la suite, un peu perdus dans une carte bien (bien) alléchante, on décide de confier papilles et pupilles au Chef, Antoine Cormoretto -passé par chez Denny Imbroisi- en optant pour la formule Signature, en quatre temps. Défilent, entre autres, dans notre assiette :  une tonitruante émulsion de melon vinaigrée, coiffée d’un duo de crevettes – têtes frites/queues crues ; un risotto gourmand-croquant aux légumes, cacahuètes, relevé par une huile de nduja ; et une intrigante et réussie pastèque grillée, ricotta sucrée agrumée, poudre d’olives noires, sorbet tomate.

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Et dans nos verres ? Un bon blanc bio du Roussillon, joliment baptisé « Idylle » du Clos des Vins d’Amour. La terrasse est pleine, les convives trinquent, discutent, rient. Un beau soir d’été. 

Le lendemain matin, dans la salle de restaurant qui fait face à la baie, un très bon petit-déjeuner est servi…là encore avec vue. Mention spéciale pour l’œuf (vraiment) parfait à l’huile d’olive et le granola maison aux abricots. Repus, on opte pour une promenade, direction le Fort d’Elme pour une grimpette rocailleuse au milieu des oliviers et des vignes. On s’offre du haut une vue splendide qui surplombe Collioure (les plus fainéants pourront s’arrêter au Moulin mais on vous conseille vraiment de pousser jusqu’au Fort). Sur le retour, on vire à bâbord pour rejoindre le village, son Château Royal, sa Chapelle, son église, ses ruelles colorées qui fleurent bon le sud de la France, … et ses anchois. On en profite d’ailleurs pour faire le plein avant le départ, chez Roque, l’institution familiale. Les tomates-burrata pimpées et autres salades niçoises de la rentrée auront une toute autre saveur…

 

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Check-out et remise des clés. Conquis par cette nouvelle découverte, on reprend la route. Sans trop savoir où l’on va. Peut-être vers l’Espagne direction Cadaqués, ou bien dans l’arrière-pays. Tous les deux sur les chemins, dans notre automobile…

G.B

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